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2018-05-10  |  

Avis de santé publique - Éclosion d'infections à E. coli associées à la laitue romaine

Revue de presse santé

OTTAWA, le 9 mai 2018 /CNW/ – Avis original

Pourquoi tenir compte du présent avis? 

Le United States Centers for Disease Control and Prevention (les centres des États-Unis pour le contrôle et la prévention des maladies [CDC]) et la United States Food and Drug Administration (U.S. FDA) enquêtent sur une éclosion à Escherichia coli O157, communément appelée E. coli, associée à la laitue romaine provenant des régions productrices de Yuma aux États-Unis (É.-U.). La bactérie E. coli peut entraîner une maladie grave et potentiellement mortelle.

Au Canada, il y a six cas canadiens d’infection à E. coli O157 dont l’empreinte génétique est liée à celle des infections signalées dans l’enquête américaine. L’Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires fédéraux et provinciaux en santé publique pour enquêter sur ces cas d’infections. Deux des six personnes qui ont contracté la maladie ont déclaré avoir voyagé aux États-Unis avant l’apparition de leurs symptômes. Trois personnes ont été infectées au Canada et nous attendons toujours des informations sur la quatrième personne. Selon l’enquête en cours aux États-Unis sur l’éclosion ainsi que les renseignements fournis par les personnes qui sont tombées malades, la source probable de l’éclosion au Canada est la laitue romaine.

Au Canada, selon l’information actuelle résultant de l’enquête sur l’éclosion, le risque pour la population est faible. La FDA a signalé que la laitue romaine provenant de la région productrice de Yuma aux États-Unis n’est plus cultivée ni distribuée, ce qui réduit le risque d’exposition à des produits contaminés sur le marché, puisque les légumes-feuilles ont une durée de conservation de 21 jours. La région de Yuma inclut une partie de l’ouest de l’Arizona et s’étend jusqu’à la vallée d’Imperial dans le sud-est de la Californie, mais elle ne comprend pas la vallée de la Salinas ou d’autres régions productrices de la Californie.

L’enquête canadienne est en cours. Étant donné le caractère évolutif de cette éclosion, l’Agence de la santé publique du Canada conseille à tous les Canadiens de se tenir au courant de l’enquête en cours et de suivre de près l’éclosion d’E. coliaux États-Unis, associée à la laitue romaine. Les Canadiens qui voyagent aux États-Unis ou qui font leur épicerie de l’autre côté de la frontière et achètent de la laitue romaine aux États-Unis sont priés de suivre les conseils des CDC des États-Unis pour les consommateurs américains, qui se trouvent sur leur site Web.

L’Agence de la santé publique du Canada et ses partenaires informeront les Canadiens de toute mise à jour des conseils de santé publique et des renseignements sur l’enquête canadienne en publiant un avis de santé publique actualisé.

Résumé de l’enquête

En date du 9 mai 2018, il y a six cas canadiens d’infection à E. coli O157 qui sont génétiquement liés à l’éclosion aux États-Unis associée à la laitue romaine provenant de la région de Yuma. Les six cas d’infection canadiens ont été signalés dans quatre provinces : Colombie-Britannique (1), Alberta (1), Saskatchewan (2) et Ontario (2). Les personnes sont tombées malades entre la fin mars et la mi-avril 2018. Une personne a été hospitalisée, et aucun décès n’a été signalé au Canada. Les personnes qui sont tombées malades étaient âgées de 13 à 68 ans et dans la majorité des cas (60 %), il s’agissait de filles ou de femmes.

L’enquête canadienne a révélé que la plupart des six personnes touchées par l’infection avaient déclaré avoir mangé de la laitue romaine à la maison, dans des salades préparées achetées dans les épiceries, au restaurant et dans une chaîne de restauration rapide, avant que la maladie se manifeste. Deux Canadiens ont déclaré avoir voyagé aux États-Unis et avoir consommé de la laitue pendant leur séjour avant de tomber malades.

S’il est établi que de la laitue romaine contaminée se trouve sur le marché canadien, l’Agence canadienne d’inspection des aliments prendra les mesures nécessaires pour protéger le public, y compris le rappel du produit, au besoin. À l’heure actuelle, aucun avis de rappel d’aliments associés à cette éclosion n’a été diffusé.

Qui est le plus à risque?

Bien que n’importe qui puisse contracter une infection à E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants en bas âge et les personnes âgées sont les plus à risque de complications graves. Cela est particulièrement vrai pour cette souche d’E. coli (O157), qui est plus susceptible de causer des maladies graves que d’autres souches d’E. coli au Canada.

La plupart des personnes infectées à E. coli tomberont malades pendant quelques jours, puis se rétabliront complètement. Certaines infections à E. coli peuvent mettre la vie des personnes en danger, mais cela est rare.

Comment la laitue se contamine-t-elle à E. coli?

E. coli est une bactérie qui vit à l’état naturel dans les intestins des bovins, des volailles et d’autres animaux. Les fruits et légumes crus qui sont entrés en contact avec des matières fécales provenant d’animaux infectés constituent une source fréquente de la maladie. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent être contaminés dans les champs par le sol, l’eau contaminée, les animaux ou le fumier mal composté. La laitue peut aussi se contaminer par des bactéries pendant et après la récolte, et lors de la manipulation, de l’entreposage et du transport des produits. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l’épicerie, dans le réfrigérateur ou sur les comptoirs et les planches à découper par une contamination croisée par des bactéries nocives provenant de viandes, de volaille, de poisson ou des fruits de mer à l’état cru. La plupart des souches d’E. coli sont sans danger pour les humains, mais certaines variétés peuvent rendre malade.

Que devez-vous faire pour protéger votre santé?

Les Canadiens qui voyagent aux États-Unis ou qui font leur épicerie de l’autre côté de la frontière et achètent de la laitue romaine aux États-Unis sont priés de suivre les conseils du Centre pour le contrôle des maladies des États-Unis qui sont destinés aux consommateurs américains et apparaissent sur le site Web du Centre.

En général, il est difficile de savoir si un produit est contaminé par la bactérie E. coli parce qu’elle n’est pas visible, ne dégage pas d’odeur et n’a aucune saveur. La meilleure façon de se protéger au quotidien est la manipulation sécuritaire des aliments. Les conseils suivants de salubrité concernant la laitue peuvent vous aider à éviter une infection par la bactérie E. coli, mais ils n’éliminent pas tous les risques.

  • Avant et après avoir manipulé de la laitue, lavez-vous les mains à fond pendant au moins 20 secondes avec de l’eau tiède et du savon.
  • Les laitues non lavées, y compris les pommes de laitue entières vendues dans des sacs scellés, doivent être manipulées et lavées comme suit :
    • Retirer et jeter les feuilles extérieures de la pomme de laitue.
    • Laver la laitue non emballée à l’eau courante fraîche. Il n’est pas nécessaire de laver la laitue avec autre chose que de l’eau. Un lavage en douceur à l’eau est aussi efficace que l’usage de nettoyants à base de fruits et légumes.
    • Rincer la laitue jusqu’à ce que toute saleté soit enlevée.
    • Ne pas tremper la laitue dans un évier rempli d’eau. Les bactéries contenues dans l’évier pourraient la contaminer.
    • Conserver la laitue au réfrigérateur jusqu’à sept jours. Jeter la laitue lorsque ses feuilles deviennent flétries ou brunissent.
    • Avant et après la manipulation de laitue, laver à fond avec de l’eau chaude et du savon tous les ustensiles, les comptoirs, les planches à découper et les contenants de rangement afin d’éviter toute contamination croisée.
  • Il n’est pas nécessaire de relaver les produits de laitue prêts-à-manger qui sont vendus en emballages scellés et portent la mention lavéspré-lavés ou lavés trois fois. Ces produits doivent également être réfrigérés et consommés avant la date d’expiration.

Quels sont les symptômes d’une infection?

Les personnes infectées par la bactérie E. coli peuvent présenter un large éventail de symptômes. Certains consommateurs ne présentent aucun symptôme, mais peuvent quand même transmettre l’infection. Certains autres auront l’impression d’avoir de sérieux maux d’estomac. Parfois, la personne tombe gravement malade et doit être hospitalisée.

Les symptômes suivants peuvent se manifester d’un à dix jours après le contact avec la bactérie :

  • nausée
  • vomissements
  • maux de tête
  • fièvre légère
  • violentes crampes d’estomac
  • diarrhée aqueuse ou sanglante

La plupart des symptômes disparaissent dans les cinq à dix jours. Bien que la plupart des personnes atteintes se rétablissent complètement d’elles-mêmes, certaines peuvent développer une maladie plus grave exigeant des soins hospitaliers ou pouvant affecter leur santé à long terme. Dans de rares cas, la personne atteinte peut présenter des symptômes comme un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou des crises épileptiques qui mettent sa vie en danger.

Il n’existe pas de traitement contre les infections à E. coli, si ce n’est la surveillance de la maladie, le réconfort au patient et la prévention de la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les patients qui développent des complications peuvent avoir besoin d’autres traitements, comme la dialyse pour insuffisance rénale. Si vous avez des symptômes qui persistent, vous devriez communiquer avec votre fournisseur de soins de santé.

Que fait le gouvernement du Canada?

Le gouvernement du Canada veille résolument sur la salubrité des aliments. Lors d’une éclosion, l’Agence de la santé publique du Canada dirige l’enquête sur la santé humaine et communique régulièrement avec ses partenaires fédéraux et provinciaux pour surveiller la situation et contribuer aux mesures de lutte contre l’éclosion.

Santé Canada procède à des évaluations des risques que présentent certains aliments afin de s’assurer qu’une substance ou un micro-organisme ne menace pas la santé des consommateurs.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments mène des enquêtes sur la salubrité des aliments pour remonter à la source possible d’une éclosion.

Si cette enquête met au jour de nouveaux éléments, le gouvernement du Canada continue d’en informer les Canadiens.

Renseignements supplémentaires

SOURCE Agence de la santé publique du Canada




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