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2018-05-10  |  

Baliser la promotion de l'alcool au Québec est impératif

Revue de presse santé

L’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) réagit positivement à la double annonce du ministre Coiteux, dans le cadre de l’étude article par article du projet de loi no 170, Loi modernisant le régime juridique applicable aux permis d’alcool et modifiant diverses dispositions législatives en matière de boissons alcooliques : d’abord de mettre sur pied un comité de travail pour revoir le règlement sur la promotion de l’alcool et ensuite d’ajouter l’interdiction aux dépanneurs et épiceries de vendre des boissons en forte teneur en sucre et de plus de 7 % d’alcool.

MONTRÉAL, le 10 mai 2018 /CNW Telbec/ – En ce qui regarde la promotion de l’alcool, Émilie Dansereau-Trahan, spécialiste de contenu à l’ASPQ rappelle que « l’industrie de l’alcool dépense des sommes considérables dans la mise en place de stratégies de marketing bien ciblées qui visent à atteindre un maximum de consommateurs et de les fidéliser davantage. L’ASPQ espère que le comité de travail, mis sur pied par le ministre Coiteux, balisera de manière stricte les promotions véhiculées dans les médias conventionnels tels que télévision, radio, magazines, journaux, circulaires, panneaux publicitaires et abribus, mais également sur les nouvelles plateformes telles qu’Internet et l’ensemble des médias sociaux : il faut reconnaître que tous les messages publiés dans les pages et les comptes commerciaux des médias sociaux sont du contenu publicitaire. Madame Dansereau-Trahan invite le comité à se pencher également sur le phénomène des bons de réduction, des cartes de fidélité, des infolettres, courriels, sans oublier sur le placement de produits dans les films et les émissions de télévision. »

L’ASPQ accueille avec soulagement et satisfaction le fait que les boissons à forte teneur en sucre, de plus de 7 % d’alcool seront dorénavant vendues uniquement à la Société des Alcools du Québec (SAQ). « Par ce geste, explique Madame Dansereau-Trahan, Québec agit sur l’accessibilité de ces produits potentiellement dangereux pour la santé des consommateurs, particulièrement des plus jeunes. Ces derniers sont plus vulnérables aux effets de l’alcool que les adultes et ils risquent davantage de subir des dommages physiques importants : leur poids étant moins élevé, le taux d’alcool dans le sang augmente plus vite. À leur âge, l’enzyme responsable de l’élimination de l’alcool n’est pas encore produite en quantité suffisante : leur corps est en plein développement. Le sucre et le gaz carbonique accélèrent le passage de l’alcool dans le sang et les jeunes se trouvent ainsi plus vite en état d’ébriété. »

En guise de conclusion, la spécialiste de contenu rappelle que l’alcool coûte beaucoup plus cher à l’état qu’il ne lui rapporte. Les données les plus récentes concernant les coûts sociaux de l’alcool remontent à 2002 et sont rapportées dans un rapport de 20061. Au Canada, ces coûts représentaient 14,6 milliards de dollars ce qui représente 19,6 milliards de dollars en 20182.

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)
L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité.
L’ASPQ soutient le développement social et économique par la promotion d’une conception durable de la santé et du bien-être. La santé durable s’appuie sur une vision à long terme qui, tout en fournissant des soins à tous, s’assure aussi de les garder en santé par la prévention. www.aspq.org.

________________________________
1 http://www.ccsa.ca/Resource%20Library/ccsa-011332-2006.pdf 
2
 https://www.banqueducanada.ca/taux/renseignements-complementaires/feuille-de-calcul-de-linflation/

SOURCE Association pour la santé publique du Québec (ASPQ)




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