logo Pharmablogue



2017-02-05  |  

Des experts appellent à un meilleur soutien aux soins de rechange aux opioïdes

Revue de presse pharmaceutique

Lynn Cooper souhaitait devenir urbaniste alors qu’elle était aux études à l’université. Mais son rêve a pris fin abruptement en raison d’un accident de travail l’ayant contrainte à freiner ses ambitions et à souffrir de douleurs chroniques.

VANCOUVER _ Trente ans plus tard, Mme Cooper, présidente de la Coalition canadienne contre la douleur, fait partie d’un concert croissant de voix appelant le Canada à revoir sa gestion du traitement de la douleur avec l’objectif de mieux soutenir les soins d’aide de rechange à la surdépendance aux opioïdes. Cette surdépendance est une solution risquée et à courte vue selon elle, alors que le nombre de morts liées aux surdoses d’opioïdes a grimpé au pays.

La docteure Fiona Campbell, anesthésiste en pédiatrie à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto, décline le traitement de la douleur en trois branches, qu’elle présente comme les « trois P »: pharmacologique, physique et psychologique.

La première branche fait référence aux médicaments, la deuxième aux traitements physiques, tels que le massage et la physiothérapie, et la troisième inclut la thérapie cognitivo-comportementale et la pleine conscience.

Alors que les opioïdes et d’autres stratégies pharmaceutiques tendent à faire l’objet du plus grand soutien financier, un appui plus important est nécessaire pour les autres traitements non pharmaceutiques, dont plusieurs ont fait leurs preuves, a fait valoir Mme Campbell.

Mme Campbell, qui est aussi la présidente élue de la Société canadienne de la douleur, a dit croire fermement que ces services devraient être offerts en vertu de programmes provinciaux d’assurance maladie.

« Ils fonctionnent, ils sont sains, ils contribuent à la résilience et sont préventifs. Je ne vois pas d’inconvénients », a-t-elle affirmé.

« Cela n’a pas à voir nécessairement avec les opioïdes et les prescriptions, mais concerne les barrières aux autres solutions qui pourraient aider à réduire le besoin d’opioïdes », a poursuivi Mme Campbell.

La docteure Kim Rutherford, médecin omnipraticienne installée en Colombie-Britannique, a aussi déploré le manque de financement de solutions de rechange pour les patients aux prises avec des douleurs chroniques.

« C’est très dur. Il peut être décourageant de voir qu’ils pourraient profiter d’une option différente de traitement dont l’accès est limité en raison de fonds manquants ou de l’absence de couverture élargie d’assurance maladie », a-t-elle expliqué.

Mme Cooper a par ailleurs souligné qu’il était difficile pour quiconque n’avait pas expérimenté une douleur chronique de comprendre ce qu’une personne atteinte peut ressentir.

« Il y a toujours ce préjugé que vous êtes une personne plaignarde, qui recherche à tout prix les médicaments ou qui feint, et que si vous travailliez plus fort pour vous maîtriser, vous seriez correct », a-t-elle déploré.

Par Gordon Omand




LaPresseCanadienne

Revue de presse pharmaceutique

0 commentaire

Commenter l'article

*Champs obligatoire


+ Populaires + Commentés
pommade du Dr Nweman

[ Allaitement ] La crème « tout usage » du Dr Jack Newman : un traitement miracle ?


téterelle allaitement

La téterelle et l'allaitement : pourquoi, quand et comment?


Probiotiques

Les probiotiques : quand, comment et pourquoi les utiliser?


La massothérapie

Les secrets de la massothérapie


blanchiment des dents

Le blanchiment des dents : bien plus qu’une procédure esthétique!


La profession d’ATP : en constante évolution!


Article suivant

Revue de presse santé

L'activité physique ne permettrait pas de contrôler le poids