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2015-10-26  |  

Éduc’alcool brosse le portrait de la consommation d’alcool des régions du Québec

Au Canada, ce sont les Québécois qui sont les champions de la modération. Ce sont eux qui connaissent le mieux et qui respectent le plus les niveaux de consommation d’alcool à faible risque.

Au Québec, ce sont les habitants de la Capitale-Nationale qui sont les moins nombreux à boire 5 verres ou plus en une occasion au moins une fois par année. Ils trônent donc en tête du palmarès québécois de la modération.

Ce palmarès découle de la plus vaste enquête sur les Québécois et l’alcool, menée par CROP pour le compte de l’organisme, qui brosse un portrait détaillé de la consommation d’alcool région par région. C’est la Côte-Nord qui ferme la marche avec le triste record de la consommation excessive.

Le palmarès des régions s’établit ainsi :

  • 1: Capitale-Nationale
  • 2e ex aequo : Centre-du-Québec et Montérégie
  • 4: Montréal
  • 5e ex aequo : Laval, Mauricie et Outaouais
  • 8: Gaspésie-Iles-de-le-Madeleine
  • 9e ex aequo : Chaudière-Appalaches et Saguenay-Lac-Saint-Jean
  • 11e ex aequo : Bas-Saint-Laurent, Estrie et Laurentides
  • 14: Lanaudière
  • 15: Abitibi-Témiscamingue
  • 16: Côte-Nord
  • Non disponible : Nord-du-Québec

Les principales caractéristiques des régions sont les suivantes.

CAPITALE-NATIONALE

De tous les Québécois, les habitants de la Capitale-Nationale sont les plus nombreux à boire, mais ce sont les meilleurs consommateurs étant les moins nombreux de tout le Québec à boire 5 verres ou plus en une occasion au moins une fois par année. Ce sont aussi les citoyens les plus responsables, car ils sont ceux qui conduisent le moins en ayant bu au-delà de la limite d’alcool permise par la loi, même si c’est la région où il est le moins probable de se faire intercepter par un barrage policier.

CENTRE-DU-QUÉBEC

Le Centre-du-Québec est la région où il y a le moins de chances de se faire épingler pour conduite avec les facultés affaiblies; il n’est donc pas étonnant que l’on y retrouve la plus grande proportion de conducteurs qui ont pris le volant avec un taux d’alcoolémie supérieur à la limite légale. Cinq pour cent des Centricois trouvent d’ailleurs cette limite beaucoup trop sévère, comparativement à 2% pour le reste du Québec.

MONTÉRÉGIE

La Montérégie est la région au Québec où l’on consomme le plus régulièrement de l’alcool, soit 1,8 fois par semaine. C’est aussi la plus intransigeante face à la consommation d’alcool et la conduite automobile, avec près d’une personne sur trois qui considère criminel de conduire après avoir pris un seul verre. Paradoxalement, c’est en Montérégie qu’on retrouve la plus grande proportion de conducteurs ayant conduit 6 fois ou plus dans les douze derniers mois après avoir bu de l’alcool à l’intérieur de la limite permise par la loi.

MONTRÉAL

En matière de consommation d’alcool, il y a un gouffre qui sépare les Montréalais francophones – dont les habitudes et modèles de consommation se rapprochent beaucoup de la moyenne québécoise – des non-francophones, qui en sont significativement éloignés. Les deux groupes se rejoignent toutefois lorsqu’il est question de conduite avec les facultés affaiblies pour se séparer à nouveau quand on aborde la connaissance et l’appréciation d’Éduc’alcool.

LAVAL

Les Lavallois font partie des buveurs les plus sociaux, consommant de l’alcool chez des amis, dans une discothèque et au restaurant en plus grande proportion que la moyenne québécoise. La perception de pouvoir se faire arrêter après avoir bien festoyé est plus élevée en territoire lavallois qu’ailleurs au Québec. Ses résidents prennent très au sérieux le fait de ne pas conduire après avoir consommé de l’alcool au-delà de la limite permise par la loi.

MAURICIE

Les Mauriciens sont moins nombreux à consommer de l’alcool et leur région se classe parmi les trois premières où les automobilistes ont le plus de chances de voir et de passer par un barrage policier en matière d’alcool au volant. Il n’est donc pas surprenant que ce soit  également en Mauricie que l’on considère le plus au Québec qu’il est très probable qu’un conducteur qui a consommé au-delà de la limite d’alcool permise par la loi se fasse intercepter pour alcool au volant.

OUTAOUAIS

Les Outaouais consomment plus souvent de l’alcool, sont davantage des adeptes de vin, ont plus tendance à consommer à la maison que la moyenne des Québécois et leur région se classe dans les trois premières où les automobilistes ont le plus de chances de voir des barrages policiers en matière d’alcool au volant. Malheureusement, c’est en Outaouais que l’on rapporte le plus grand pourcentage de problèmes de santé liés à la consommation.

GASPÉSIE-ILES-DE-LA-MADELEINE

Lorsqu’il est question de conduite et d’alcool, il semblerait que les Gaspésiens et les Madelinots aient adopté l’adage « fais ce que je dis et non ce que je fais ». En effet, même si les gens de la région sont beaucoup plus nombreux qu’ailleurs à penser que la limite actuelle d’alcool dans le sang pour conduire un véhicule automobile n’est pas assez sévère et qu’il est très probable de se faire pincer lorsque l’on conduit avec les facultés affaiblies, ils sont aussi les plus nombreux – et de loin! – à boire plus que la limite permise et à prendre le volant.

CHAUDIÈRE-APPALACHES

Contrairement aux mythes répandus, les gens de la région de Chaudière-Appalaches ne sont pas des exemples à ne pas suivre en matière de conduite avec les facultés affaiblies; au contraire, ce sont des conducteurs particulièrement responsables comparativement à la moyenne québécoise. De plus, ils sont parmi les Québécois qui consomment le moins souvent de l’alcool par semaine (1,3 fois contre 1,5 fois pour la moyenne du Québec). 

SAGUENAY- LAC-SAINT-JEAN

Les habitants du Saguenay − Lac-Saint-Jean ne sont plus les champions québécois de l’abus d’alcool qu’ils étaient jusqu’à il y a deux ans. En effet,  ils sont désormais au septième rang pour ce qui est de la consommation excessive (5 verres ou plus) avec 46% qui ont franchi cette limite au moins une fois au cours de la dernière année.

BAS-SAINT-LAURENT

Le Bas-St-Laurent se situe en plein dans la moyenne québécoise pour la plupart des aspects de sa relation avec l’alcool. Les Bas-Laurentiens se distinguent cependant en étant les plus critiques par rapport à la limite d’alcool permise pour conduire. En effet, plus du tiers (36%) des Bas-Laurentiens trouve cette limite trop peu sévère (28% pour le reste du Québec).

ESTRIE

Les Estriens croisent moins de barrages routiers, sont beaucoup plus permissifs que la moyenne québécoise au sujet de la loi dictant les limites d’alcool pour conduire et plus nombreux à croire que la limite légale de 0,08 est trop sévère. Quoique dans l’ensemble, leur profil de consommation ne soit pas très éloigné de la moyenne québécoise, ils préfèrent la bière au vin et sont beaucoup plus nombreux que la moyenne à avoir consommé deux fois dans la dernière année plus de cinq verres lors d’une même occasion.

LAURENTIDES

La région des Laurentides se situe dans la moyenne québécoise sur à peu près tous les aspects liés à la consommation d’alcool. Elle se démarque cependant comme étant parmi les trois régions où les gens considèrent le plus que la limite permise pour conduire est trop ou juste assez sévère. C’est aussi là que les conducteurs sont le moins nombreux au Québec à penser qu’il est très probable de se faire intercepter pour alcool au volant.

LANAUDIÈRE

Le slogan d’Éduc’alcool, « La modération a bien meilleur goût » est bien connu dans Lanaudière : 99 % des répondants lanaudois qui affirment le connaître. Mais, avec des résultats de niveaux de consommation excessive supérieurs à la moyenne québécoise, la région aurait intérêt à réduire sa consommation d’alcool en certaines circonstances.

ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

Les Témiscabitibiens consomment moins de vin et de spiritueux, ils boivent de l’alcool moins régulièrement et ils sont moins nombreux à consommer de l’alcool au restaurant que la moyenne du Québec. Mais plus de la moitié de la population régionale affirme avoir bu avec excès au moins une fois au cours des douze derniers mois. On y note enfin une plus faible proportion de gens ayant conduit un véhicule automobile après avoir pris de l’alcool à l’intérieur de la limite permise par la loi.

CÔTE-NORD
Ce sont désormais les habitants de la Côte-Nord qui détiennent le triste championnat québécois de la consommation excessive. Ils ont en effet détrôné, et de loin, les Saguenay-Jeannois qui détenaient ce titre. On peut dire que ce n’est pas le genre de victoire qu’il fait bon célébrer pour Éduc’alcool.  Bien qu’ils soient plus intransigeants que la moyenne québécoise pour ce qui concerne la conduite avec les facultés affaiblies, les Nord-côtiers sont, de tous les Québécois, quel que soit le critère auquel on recourt, ceux qui abusent le plus de l’alcool. C’est sur la Côte-Nord que les femmes dépassent le plus les limites occasionnelles recommandées de 3 verres par occasion et les hommes, de 4.

LE TROPHÉE ÉDUC’ALCOOL DE LA MODÉRATION

Trophée Éduc'alcool de la modérationCrédits: Renaud Philippe

Éduc’alcool a créé le Trophée Éduc’alcool de la modération qui a été remis au maire de Québec, Régis Labeaume, lequel en est le dépositaire au nom des habitants de la région de la Capitale-Nationale. À l’instar de la Coupe Stanley ou de la Coupe du monde de foot qui séjournent temporairement chez leurs récipiendaires, le Trophée Éduc’alcool de la modération est remis au maire de la plus grande ville de la région où se retrouve le plus grand pourcentage de consommateurs modérés d’alcool. Il sera attribué tous les deux ans et séjournera donc à l’Hôtel de Ville de Québec jusqu’à l’été 2017.

Par Hubert Sacy
Directeur général d’Éduc’alcool




Prévention alcool

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