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2016-08-12  |  

La massothérapie en milieu hospitalier

massothérapie en milieu hospitalier

Michael Plamondon, membre de la Fédération québécoise des massothérapeutes, possède une solide formation en massothérapie (plus de 2800 heures) qui lui a permis de travailler dans des unités spécialisées de l’Hôtel-Dieu de Montréal (CHUM).

Il y a quatre ans, on lui proposa de travailler pour la Fondation des bénévoles de l’Hôtel-Dieu. Il accepta l’offre sans hésiter et, depuis, il intervient aux services des soins palliatifs et de cardiologie du centre hospitalier.

La présence du massothérapeute a pu soulever des questions au début, mais les résultats obtenus, très positifs, ont confirmé sa juste place au sein des deux services spécialisés. Aujourd’hui, même les patients réclament ses services auprès du médecin responsable ou du personnel infirmier.

La polarité, une technique de massage très douce

Toutes les techniques de massothérapie ne sont pas toujours appropriées aux mêmes pathologies ou conditions de santé. Par exemple, le massage suédois et le shiatsu sur des patients très médicamentés sont à éviter en raison de leur perte de sensibilité à la pression et du retour veineux (remontée du sang du bas du corps vers le haut).  Michael Plamondon a choisi la polarité, une technique très douce de massage énergétique qui comporte peu de contre-indications et qui, selon lui, aide à redémarrer le processus d’autoguérison.

Cette approche énergétique qui touche l’être dans sa globalité en harmonisant les sphères physique, émotionnelle et mentale, a été créée en 1945 par Randolph Stone, un médecin, ostéopathe, naturopathe et chiropraticien qui exerça à Chicago. En s’interrogeant sur les causes des rechutes chez ses patients, il découvrit que les problèmes provenaient toujours d’un déséquilibre du champ énergétique corporel. Au cours de ses fréquents voyages en Inde, Dr Stone étudia les concepts énergétiques de la médecine ayurvédique et durant ses 60 années de pratique, il obtint des résultats remarquables auprès de ses patients dans le traitement d’un grand nombre de troubles.

La polarité permet également de repousser les limites de l’intervention de la massothérapie en milieu hospitalier. Quand les médicaments ne font plus effet et que le corps médical n’a pas d’autres recours, le massothérapeute peut apporter un réel soulagement. Au service de cardiologie, Michael Plamondon est le seul à pouvoir masser un patient à peine trois heures après une lourde chirurgie afin de réduire l’intensité de ses douleurs. Les résultats sont indéniables : les poumons sont dégagés, la respiration est facilitée, une meilleure circulation sanguine est favorisée et le stress est grandement diminué – des bienfaits qu’a pu constater Dr Delisle, médecin en soins palliatifs à l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui n’a jamais remis en question la présence de Michael Plamondon au sein de son équipe. En tant que médecin, le bien-être de ses patients est une priorité et la massothérapie répond de manière efficace à ses attentes.

L’avenir de la massothérapie en milieu hospitalier

Au Québec, la massothérapie n’est pas réglementée, ce qui ne facilite pas sa pratique dans nos hôpitaux. Les rares massothérapeutes qui travaillent en milieu hospitalier ont pu y faire leur place surtout par l’intermédiaire des fondations. Dans le cas de monsieur Plamondon, c’est son parcours, son approche et son statut de massothérapeute agréé de la FQM qui ont facilité son entrée au CHUM, mais son professionnalisme et les résultats positifs qu’il a obtenus depuis ont fait le reste. Sa formation poussée n’est certainement pas étrangère à sa réussite non plus.

Les massothérapeutes qualifiés qui ont pu intégrer le milieu hospitalier sont à l’avant-garde du changement. Chose sûre, par la seule démonstration de leurs compétences, ils ouvrent la voie à une nouvelle culture de collaboration et d’interdisciplinarité dans nos hôpitaux. Les résultats probants qu’ils obtiennent et les témoignages positifs des patients amènent les médecins à considérer et même demander des services de massothérapie dans leur service. C’est ce que constate depuis quelques années madame Lise Pettigrew, responsable du service des bénévoles du CHUM.

Tout cela s’inscrit dans une mouvance générale où notre système de santé s’ouvre de plus en plus à l’intégration de soins complémentaires (médecine intégrative). Le toucher thérapeutique qui avait perdu sa place parmi les soins infirmiers est en train de faire un retour grâce à des massothérapeutes agréés, comblant du même coup un vide important dans nos hôpitaux.

« Ma plus grande fierté, conclut Michael Plamondon, c’est quand les infirmiers me disent « Pourrais-tu aller voir tel patient, il est très anxieux et la dernière fois ton traitement lui a fait du bien ».»

Par la Fédération québécoise des massothérapeutes (FQM)




Douleur chronique | Massothérapie

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