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2015-04-22  |  

La petite histoire de la chiropratique sportive

chiropratique sportive

Les chiropraticiens sont impliqués depuis de très nombreuses années dans le domaine sportif. C’est en 1976, à Montréal que la chiropratique fait son entrée aux Jeux Olympiques. En 2002, l’équipe olympique canadienne intègre officiellement un chiropraticien. C’est en 2010, à Vancouver, que les soins chiropratiques font partie pour la première fois de l’offre de soins à tous les athlètes. De plus, de nombreux athlètes comme Michael Jordan, Tiger Woods, Usain Bolt, Tom Brady, Brunny Surin ont profité ou profitent encore des soins chiropratiques.

La situation au Québec

Au Canada et aux États-Unis, il existe depuis plusieurs années des formations en chiropratique sportive pour les chiropraticiens gradués. Cependant, pour ce qui est du Québec, la formation sportive est assez récente. En effet, depuis 2011, un programme court de 2e cycle en chiropratique sportive a vu le jour à l’UQTR. Ce dernier permet aux chiropraticiens d’être mieux outillés pour intervenir auprès des athlètes et des équipes sportives de tous les calibres, tant durant la tenue d’événements sportifs, que lors d’entraînements ou dans des cliniques spécialisées.

Il y a quelques années seulement, le Conseil Chiropratique des Sciences du Sport du Québec (CCSSQ) a été fondé (www.ccssq.ca). La mission de l’organisme est de regrouper les chiropraticiens ayant un intérêt pour le traitement des blessures sportives et le suivi des athlètes. Le CCSSQ veut assurer l’avancement ainsi que la reconnaissance de la chiropratique dans la communauté sportive. Il tient à fournir à ses membres les ressources nécessaires afin d’atteindre les standards actuels en thérapie sportive. De plus, le CCSSQ a pour objectif d’approfondir et d’optimiser les standards en chiropratique sportive, les liens interprofessionnels en soins sportifs ainsi que l’éducation et les connaissances en sciences chiropratiques.

Bref, la chiropratique sportive organisée est assez récente dans le paysage chiropratique québécois.

Le chiropraticien du sport

Les chiropraticiens ont souvent été associés aux traitements des maux de dos, mais comme il fut expliqué précédemment (lire Testez vos connaissances sur la chiropratique, question 4), leur champ d’expertise s’étend bien au-delà de la colonne vertébrale. C’est d’autant plus vrai pour le chiropraticien du sport!

En effet, en plus de la manipulation articulaire (lire Testez vos connaissances sur la chiropratique, question 6) qui vise à rétablir la fonction articulaire, diminuer les tensions musculaires et redonner la fonction optimale aux différentes structures environnantes, le chiropraticien du sport se dote très souvent d’outils supplémentaires qui lui permettent de faire face aux différentes blessures sportives et aux exigences des sportifs. Parmi les outils les plus populaires et les plus reconnus, on retrouve différentes techniques pour traiter les tissus mous (muscles, tendons, ligaments, fascia) comme l’Active Release Technique ou la technique Graston. Ces dernières ont pour objectifs de briser les adhérences entre les tissus afin de rétablir une meilleure fonction articulaire et musculaire. De plus, l’utilisation de modalités de soutien (glace, chaleur, électrothérapie, ultra-sons, bandage proprioceptif et athlétique, etc.) est aussi fréquemment employée. Finalement, le chiropraticien du sport est en mesure de recommander des exercices de réadaptation pour guider l’athlète vers un retour optimal au jeu.

À l’aide des différents outils thérapeutiques qu’il possède, les interventions du chiropraticien du sport s’articulent autour de 3 axes :

  • Thérapeutique (en cas de blessure)
    • Diagnostic de la condition
    • Traitement qui vise un retour le plus rapidement possible aux activités sportives
  • Prévention
    • Évaluation d’éventuels déséquilibres articulaires et/ou musculaires qui peuvent nuire aux performances
    • Ces mêmes déséquilibres peuvent favoriser les blessures, puisque la biomécanique du corps n’est pas optimale
  • Optimisation des performances
    • Permettre d’assurer le plein potentiel des systèmes musculaire et articulaire et ainsi offrir la possibilité de performer d’une façon optimale

Actuellement, un chiropraticien ne peut s’afficher comme chiropraticien du sport ou mettre de l’avant son expertise et ses certifications pour des raisons légales. En effet, la loi qui régit la profession n’a pas été mise à jour depuis 1974. Donc, si vous chercher un chiropraticien du sport, les techniques énumérées précédemment, la participation au programme court de 2e cycle en chiropratique sportive à l’UQTR, être membre du CCSSQ et l’implication auprès d’organisations sportives et/ou d’athlètes de sa communauté sont de bons indicateurs que vous avez affaire à un chiropraticien du sport!

Par Philippe Sévigny-Bachand
Chiropraticien


Sources

  • Conseil Chiropratique des Sciences du Sport du Québec (CCSSQ) : www.ccssq.ca
  • Association des chiropraticiens du Québec : www.chiropratique.com
  • Université du Québec à Trois-Rivières : www.uqtr.ca   
  • Active Release Technique : www.activerelease.com
  • Graston Technique : www.grastontechnique.com




Sport et santé

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