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2015-02-10  |  

Le défi du Triangle des Bermudes (pas celui que vous pensez!)

course

Le Triangle des Bermudes. J’y suis allée, je l’ai vécu et j’y ai survécu. J’avais la tête remplie d’histoires d’horreur, mais finalement rien de cela n’est arrivé. Je ne parle pas ici de la fameuse légende, mais d’un autre défi tout aussi effrayant : The Bermuda Triangle Challenge!

D’abord, un peu de géographie. Les Bermudes est un territoire Britannique d’outre-mer, situé à l’est de la Caroline du Sud, à moins de 1 h 45 de vol de Boston. La température y est douce; l’hiver, la moyenne est de 20 degrés Celsius.

J’ai eu la chance de voyager sur cette ile plusieurs fois, et je peux maintenant dire que je connais les routes, les restos et la beauté des plages. “Horseshoe Bay Beach” fait d’ailleurs partie des plus belles plages au monde. Une bonne raison d’aller y faire un tour!

Et, pourquoi ne pas faire le défi du triangle des Bermudes, tant qu’à y être?

“The Bermuda Triangle Challenge – ‘3 races in 3 days’ – Can You Survive?”

Une course sur 3 jours qui comprend : le Mile downtown le vendredi soir, un 10 km de course le samedi et un demi-marathon ou un marathon complet le dimanche. Le tout, sur un parcours des plus vallonneux… qui se prend très bien avec les paysages magnifiques de mer, de vagues et de rochers. Un vent salé nous souffle au visage tout au long de la course, ce qui nous fait rapidement oublier le froid de nos hivers québécois!

« Trois courses sur trois jours, mais t’es folle! » C’est probablement ce que vous pensez présentement. Mais, comme on dit: un pas à la fois. Ça fait peur, ça fait même mal quand on pense à comment nos jambes réagiront lors de l’épreuve… mais c’est un superbe défi.

Certaines personnes décident de marcher le Mile pour ne pas être fatiguées pour le 10 km du lendemain. D’autres vont tout donner, peu importe le jour ou la distance, et testeront leurs limites les derniers km venus. D’autres feront le demi-marathon au lieu du marathon complet, question d’être raisonnables. Bref, tous choisiront leur bataille pour revenir du Triangle des Bermudes gagnant!

J’aime les défis. J’aime l’intensité du regard des gens qui passent la ligne d’arrivée et qui sourient, pleurent ou fléchissent suite à toute cette émotion. J’aime me dépasser, encourager les autres à se dépasser et supporter ceux qui ont peur des défis.

Mais cette année, j’y allais seulement pour faire le marathon.

Eh oui, moi qui aime les défis! J’avais un objectif en temps et, étant donné la difficulté du parcours, j’étais réticente à ajouter une, voire même deux épreuves à mon weekend.

Mais le samedi venu, je ne peux m’empêcher de participer au 10 km de course. Une journée avec des vents de 30 miles à l’heure… À l’arrivée, mon visage décrivait bien la douleur ressentie. Vais-je pouvoir terminer mon marathon du lendemain?

Le lendemain, comme promis, je suis sur la ligne de départ de mon marathon. Mon objectif en temps n’étant plus le même, car je sais que ça ne sera pas facile de faire le tout en 3 h 10 suite à la course de la veille…

Je commence lentement, mais sûrement. Vers le km 16 ou 17, après avoir dépassé quelques femmes parties plus rapidement, je me fais rejoindre par un vélo. Un vélo qui m’indique que c’est moi qui mène le marathon chez les femmes. Wow!

Je continue de garder une foulée rapide et j’essaie de ne pas trop changer mon rythme avec l’excitation, c’est long un marathon! Je passe le demi-marathon un peu rapidement et mes jambes font déjà mal… Hmmm, il me reste encore 21.1 km. Dans ma tête, chaque pas est une victoire. J’avance dans le vent de face sur le bord de mer, je raccourci ma foulée dans les montées abruptes, j’essaie de relaxer dans les descentes… j’attends le MUR, celui qui me fera arrêter avant l’atteinte de mon objectif, car je sais qu’il arrivera très bientôt…

Le km 30 arrive; dans 5 km, il ne m’en restera que 7.2.

C’est comme ça que j’avance.

J’arrive au km 35. Dans 5 km, il ne m’en restera que 2.2. C’est la distance que je courais en cross-country quand j’étais jeune!

Je m’imagine ailleurs pour oublier la douleur de mes jambes.

Finalement, le dernier km arrive. Le mur, lui, n’est jamais arrivé. Chanceuse que je suis! Je vois la ligne d’arrivée; je sprinte! Du moins, je crois que je sprinte. Et la banderole de la victoire s’enroule autour de ma taille…

Mon temps : 3:10 et des poussières. Croyez-moi, on se surprend souvent soi-même!

Bons défis!
Et bon hiver.

Lyne




Sport et santé

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