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2015-12-09  |  

Le neurofeedback : approche complémentaire à la médication

Neurofeedback

L’entraînement en neurofeedback est un processus par lequel on peut apprendre à modifier de façon consciente et volontaire l’activité électrique de son cerveau. De cette façon, il est possible de corriger en partie ou même en totalité les anomalies décelées sur le plan neuroélectrique via une technique d’imagerie cérébrale appelée électroencéphalographie quantitative (EEGq).

Le neurofeedback a été utilisé pour la première fois à la fin des années ’50 par le Dr Joe Kamyia, professeur à l’université de Chicago. Ses travaux ont montré qu’il était possible de maîtriser l’activité électrique du cerveau. Puis, dans les années ‘60, le Dr Barry Sterman, chercheur émérite à l’université de Los Angeles en Californie, a découvert de façon fortuite, en entraînant certaines ondes cérébrales dans le cerveau d’un chat, qu’il était possible de réduire de façon importante les crises d’épilepsie chez l’humain.

De fil en aiguille, cette approche a été appliquée à d’autres troubles neurologiques comme le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité/impulsivité (TDA/H), par exemple. À cet égard, l’Association américaine de pédiatrie a statué en 2010 que le neurofeedback présentait des évidences de niveau 2 dans le traitement du TDA/H (en comparaison, la médication montre des évidences de niveau 1, l’échelle allant de 1 à 5). Cette approche constitue donc un bon complément ou une alternative efficace au traitement pharmacologique de ce trouble.

Aujourd’hui, le neurofeedback est utilisé auprès d’enfants, d’adolescents ou d’adultes. Les problématiques pour lesquelles le neurofeedback peut être appliqué, outre le TDA/H et l’épilepsie, sont :

  • Syndrome Gilles de la Tourette
  • Trouble d’apprentissage affectant la lecture (dyslexie)
  • Troubles d’apprentissage non spécifiques
  • Trouble envahissant du développement
  • Anxiété
  • Trouble de langage (dysphasie)
  • Trouble de la mémoire

Ce faisant, les symptômes cognitifs, comportementaux et/ou émotionnels liés à ces troubles diminuent de façon significative la plupart du temps.

Depuis près de 20 ans maintenant, cette approche est également utilisée afin d’optimiser la performance d’athlètes professionnels et amateurs. Par exemple, Alexandre Bilodeau, médaillé d’or en ski acrobatique lors des Jeux olympiques d’hiver de 2010, a eu recours au neurofeedback en vue de sa préparation pour les jeux de Vancouver. Étienne Boulay  s’est entraîné en neurofeedback dans notre centre, pendant la saison morte en 2011-2012, afin de récupérer de la commotion cérébrale qui avait mis fin à sa saison en juillet 2011. Sean Casey, frappeur étoile des Red Sox de Boston dans le baseball majeur, a également eu recours au neurofeedback en 2003 afin de retrouver sa touche magique au bâton. De façon générale, chez les athlètes, le neurofeedback permettra souvent d’améliorer la concentration, le contrôle moteur et la gestion des émotions, ou encore il permettra de récupérer d’une commotion cérébrale.

En conclusion, comme toute approche, le neurofeedback a ses limites. Donc, si on y a recourt, il est important de faire affaire avec un professionnel qualifié, membre d’un ordre professionnel et, idéalement, qui possède une certification en neurofeedback provenant de la Biofeedback Certification International Alliance. Cette personne sera à même de bien évaluer le client et de déterminer ce que le neurofeedback peut produire comme résultats pour le client en question.

Johanne Lévesque




Neurofeedback

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