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2012-08-05  |  

Les ATP : Bien plus que des compteurs de pilules!

Les ATP : Bien plus que des compteurs de pilules!

Vous vous présentez au comptoir en pharmacie et à votre grand étonnement, ce n’est pas le pharmacien qui vous reçoit, vous écoute et s’informe de vos besoins, mais bien un assistant technique en pharmacie? Eh oui! Au Québec, cette profession méconnue et souvent victime de préjugés est pourtant essentielle dans le monde de la santé. Considéré comme le bras droit du pharmacien, l’ATP est d’une aide précieuse. S’il sait compter des pilules, l’ATP sait aussi, mieux que nul autre, quels sont les enjeux et les défis actuels dans le milieu pharmaceutique.

 

Nous avons rencontré Alain Bergeron, un ATP passionné qui, c’est le moins qu’on puisse dire, a du cœur à l’ouvrage!

 

Q : Alain, parle-nous un peu de ton parcours en tant qu’ATP.

R : D’abord, j’ai fait ma formation d’une durée de onze mois à l’école des métiers des Faubourgs-de-Montréal en 2007. Déjà, mon engouement pour la profession me rapporte : je suis nommé personnalité de la cohorte d’étudiants. Ayant terminé mes études, je suis engagé à l’hôpital Royal Victoria où, après trois mois de service, je fus mis en nomination par mes collègues pour le prix recrue de l’année. Ces attentions sont flatteuses et me poussent à me surpasser. Par la suite, je me suis impliqué énormément pour l’AQATP (l’Association québécoise des assistant(e)s-techniques en pharmacie.) J’ai organisé les congrès annuels un peu partout au Québec où j’ai rencontré de nombreux partenaires. Remettre sur la carte l’association a été pour moi une source de motivation et de fierté. À travers ces expériences, je me tourne à quelques reprises vers l’enseignement de divers modules de la profession où j’ai sans contredit la piqure! Enfin, au fil des années, j’obtiens des postes de remplacements dans divers hôpitaux et pharmacies communautaires.  

 

Q : De ton point de vue, quels sont les défis actuels de la profession?

: Le plus grand défi reste à ce jour de faire reconnaître la profession et de la valoriser. Il faut enrayer les idées préconçues : les ATP font des tâches variées et complexes, en plus d’appuyer minutieusement le pharmacien. Aussi, faire en sorte d’avoir des formations continues demeure une priorité. Bien que les formations actuelles soient pertinentes, il y aurait lieu de revoir les cours offerts afin qu’elles soient mieux adaptées à la réalité. Ainsi, des formations continues et complètes pour devenir un ATP (avec ou sans diplomation) rassureraient les pharmaciens qui demeurent craintifs à l’idée de déléguer des tâches. Enfin, une reconnaissance au niveau de l’équité salariale serait évidemment un grand pas pour la profession et inciterait davantage les gens à s’y intéresser.

 

Q : Comment est-il possible de se démarquer en tant qu’ATP?

R : Maintenir ses connaissances à jour et être à l’affût des nouveautés et des tendances dans le milieu est un gage d’accomplissement. Ainsi, cela permet d’être plus compétent et indirectement plus rassurant avec la clientèle. Il est primordial d’établir un climat de confiance afin d’être en mesure de s’entretenir avec les patients et de leur poser les questions adéquates. Évidemment, savoir travailler efficacement en équipe est un réel atout. Que ce soit en vue d’appuyer le pharmacien dans ses démarches ou bien de coopérer avec ses collègues, miser sur l’entraide permettra d’élever la profession à un autre niveau.

 

Q : Quelle sera la suite de ton cheminement professionnel?

R : Pour la suite, je n’ai qu’un objectif : faire avancer la profession afin de faire bouger les choses. Pour ce faire, j’aimerais détenir plus de responsabilités au quotidien, tout en restant actif au sein de l’association. Je compte bien aider à développer des dossiers qui permettront de mettre en valeur la profession, ce qui reste un défi d’envergure, mais ô combien stimulant! De plus, je désire m’impliquer activement dans le dossier des formations continues dans le but de les rendre accessible et aussi enrichissantes pour mes collègues.

 

Présentement, on note une pénurie d’assistants techniques en pharmacie au Québec. Redorer la profession permettrait de contrer le problème. En s’impliquant de la sorte, Alain Bergeron travaille pour le bien-être de l’ensemble des ATP. Une inspiration, dites-vous?  Un modèle à suivre? Et vous, de quelle manière contribuez-vous à faire valoir votre profession? 

 

Par Noémie Desbois Mackenzie




Profession : ATP

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