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2018-06-28  |  

L'usage de substances au Canada coûte 38,4 milliards de dollars par année - Ce sont l'alcool et le tabac qui causent le plus de méfaits - et de loin

Revue de presse santé

L’usage de substances coûte à la société canadienne 38,4 milliards de dollars par année, soit près de 1100 $ pour chaque personne au pays, selon une nouvelle étude.

OTTAWA, le 26 juin 2018 /CNW/ – L’alcool et le tabac représentaient plus des deux tiers (70 %) de ces coûts, les opioïdes venant beaucoup plus loin, au troisième rang. Ces coûts sont en hausse depuis quelques années, surtout ceux associés à l’alcool, aux opioïdes et au cannabis.

Publiée aujourd’hui, l’étude Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada a été produite par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) et l’Institut canadien de recherche sur l’usage de substances (ICRUS) de l’Université de Victoria. Cette étude exhaustive a permis d’examiner les coûts et les méfaits associés à l’usage de substances, pour quatre grandes catégories (soins de santé, perte de productivité, justice pénale et autres coûts directs) et pour plusieurs substances, dont l’alcool, le tabac, le cannabis, les opioïdes et les dépresseurs du système nerveux central (SNC), la cocaïne et les stimulants du SNC, et d’autres substances comme les hallucinogènes et les produits inhalés. L’étude présente des estimations nationales, provinciales et territoriales des coûts et des méfaits de l’usage de substances, de 2007 à 2014 (soit la dernière année pour laquelle des données exhaustives étaient disponibles).

« L’alcool entraîne plus de coûts liés à la consommation pour la population canadienne que le tabac ou les autres substances combinées. Cette situation est particulièrement évidente quand on parle de perte de productivité due à la mortalité prématurée et aux blessures invalidantes, a déclaré M. Tim Stockwell, directeur de l’ICRUS. Dans les dix dernières années, nous avons assisté à une grande déréglementation dans l’industrie de l’alcool au Canada. Il est certes urgent de prendre en charge les méfaits découlant de l’usage d’opioïdes; cela dit, les décideurs ne doivent pas perdre de vue les mesures à prendre pour réduire les méfaits attribuables aux substances légales, dont nous ne faisons plus grand cas. »

Les coûts de perte de productivité se chiffraient à 15,7 milliards de dollars, soit 41 p. cent du total, et ceux de soins de santé, à 11,1 milliards, soit 29 p. cent du total. La justice pénale se classait au troisième rang des coûts liés à l’usage de substances, avec 9,0 milliards de dollars, soit 23 p. cent du total.

« Le Canada vit actuellement un moment charnière en matière de politiques sur l’usage de substances, il suffit de penser à la crise des opioïdes et à l’imminente légalisation du cannabis. Les données probantes issues de notre étude nous permettront d’évaluer le succès de ces politiques », a affirmé M. Matthew Young, analyste principal, Recherche et politiques, CCDUS, et un des chercheurs principaux de l’étude.

Tirée de nombreux ensembles de données nationaux, provinciaux et territoriaux, l’information sera actualisée tous les ans pour aider les décideurs, conseillers en politiques et chercheurs dans leur travail. Pour consulter le rapport intégral Coûts et méfaits de l’usage de substances au Canada, voir le www.ccdus.ca.

Tim Stockwell, Ph.D., directeur de l’ICRUS de l’Université de Victoria et professeur de psychologie à cette même université, a publié plus de 400 articles de recherche, chapitres de livres et monographies, ainsi que plusieurs ouvrages sur la prévention et le traitement des problèmes liés à l’usage de substances. Il a été clinicien et chercheur au Royaume-Uni avant de travailler à l’Institut national de recherche sur les drogues de l’Australie pendant 16 ans comme directeur. M. Stockwell a reçu la bourse commémorative E.M. Jellinek 2013, prix international remis pour souligner la recherche exceptionnelle faite sur les aspects sociaux, culturels et politiques de l’alcool, et un prix du leadership 2014 de Recherche Canada, au nom de l’ICRUS.

Matthew M. Young, Ph.D., est analyste principal, Recherche et politiques, CCDUS, et professeur auxiliaire de recherche en psychologie à l’Université Carleton. Il pilote les activités de recherche du CCDUS sur l’épidémiologie de la consommation de drogue. M. Young est conseiller principal du Réseau communautaire canadien d’épidémiologie des toxicomanies (RCCET) et du Groupe de travail sur les enquêtes sur la consommation de drogues des élèves, en plus d’être à la tête des travaux du CCDUS sur les nouvelles substances psychoactives.

Le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances (CCDUS) a été créé par le Parlement afin de fournir un leadership national pour aborder la consommation de substances au Canada. À titre d’organisme digne de confiance, il offre des conseils aux décideurs partout au pays en profitant du pouvoir des recherches, en cultivant les connaissances et en rassemblant divers points de vue. Pour en savoir plus : www.ccdus.ca.

L’Institut canadien de recherche sur l’usage de substances (ICRUS; autrefois le Centre de recherche en toxicomanie de la C.-B., CARBC) est situé à l’Université de Victoria et est un réseau d’intervenants et de groupes se consacrant à l’étude de l’usage de substances et des dépendances pour contribuer aux efforts collectifs de promotion de la santé et de réduction des méfaits. La recherche qui y est faite est utilisée dans de nombreux projets, rapports, publications et initiatives qui aident les Canadiens et les autres citoyens du monde à vivre une vie saine et heureuse, qu’ils consomment ou non des substances. Pour en savoir plus : www.uvic.ca/cisur.

Le CCDUS a été créé par le Parlement afin de fournir un leadership national pour aborder la consommation de substances au Canada. À titre d’organisme digne de confiance, il offre des conseils aux décideurs partout au pays en profitant du pouvoir des recherches, en cultivant les connaissances et en rassemblant divers points de vue.

Les activités et les produits du CCDUS sont réalisés grâce à la contribution financière de Santé Canada. Les opinions exprimées par le CCDUS ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.

SOURCE Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances




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