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2015-08-05  |  

Neurofeedback, sport et commotions cérébrales

commotion cérébrale

Les commotions cérébrales causées par le sport sont un sujet de plus en plus en vogue… Mais comment en guérir? Neurodezign lève le voile sur la question.

Depuis la commotion cérébrale de Sydney Crosby, qui l’a tenu à l’écart du jeu pendant toute une saison, la Ligue nationale de hockey (LNH) a dû revoir ses procédures en lien avec l’évaluation de la condition de l’athlète pour déterminer si ce dernier est apte ou non à revenir au jeu suite à une commotion cérébrale. Quelques années auparavant, c’est la Ligue nationale de football (NFL) qui avait fait parler d’elle quand un documentaire avait été diffusé en lien avec les dommages cérébraux des joueurs de football, montrant que certains d’entre eux ont un cerveau ressemblant à celui d’un octogénaire alors qu’ils sont dans la trentaine. Bref, depuis quelques années, on assiste à un virage important concernant la façon d’adresser la situation des commotions cérébrales dans le sport et les différents intervenants cherchent des façons de prévenir, bien sûr, mais également de dépister ces commotions et de favoriser le rétablissement de ceux qui sont aux prises avec une commotion cérébrale.

L’ÉEGq : une solution efficace parmi des outils limités

Jusqu’à maintenant, peu de mesures existent afin de déterminer si un athlète a subi une commotion cérébrale ou non suite à un coup à la tête. Dans les équipes sportives, le médecin de l’équipe procédera à différents tests neurologiques de base, évaluera les symptômes de l’athlète et des questionnaires comme le Sport Concussion Assessment Tool (SCAT card) seront utilisés afin d’aider le professionnel de la santé à déterminer si l’athlète est prêt ou non à un retour au jeu. Mais ces différents outils sont limités. Ils nous donnent une idée approximative, par des mesures subjectives, de l’état de l’athlète. Sans compter que les athlètes sont prêts à cacher leur véritable état de santé pour pouvoir retourner au jeu rapidement! C’est pourquoi un outil comme l’électroencéphalogramme quantitatif (ÉEGq) est intéressant.

En effet, cet outil permet dans un premier temps de comparer l’activité électrique du cerveau à une base de données normative. De plus, en utilisant certains outils d’analyse, il est possible de déterminer le niveau de sévérité de la commotion cérébrale (léger, modéré ou sévère) tel que mesuré via les anomalies neuroélectriques décelées. On obtient donc une mesure objective qui nous renseigne directement sur l’état de santé du cerveau de l’athlète. Comme cette mesure n’est pas invasive, elle peut être répétée dans le temps, nous permettant de voir l’évolution de la situation. Évidemment, cette mesure peut être utilisée avec d’autres outils comme les questionnaires, les tests neuropsychologiques et, bien sûr, l’examen neurologique.

Quand le neurofeedback entre en jeu

À partir de l’ÉEGq, il est possible d’élaborer un protocole d’entraînement cérébral en neurofeedback qui favorisera le rétablissement de l’athlète. En effet, les différentes anomalies décelées sur le plan neuroélectrique grâce à l’ÉEGq peuvent souvent être corrigées en totalité ou en partie via le neurofeedback. Ce faisant, les différents symptômes ressentis par l’athlète, comme le manque d’autorégulation émotionnelle (ex. : anxiété/dépression), les difficultés cognitives (ex. : attention/concentration) ou les symptômes physiques (ex. : les maux de tête) diminuent et/ou disparaissent. Ce genre d’entraînement doit se faire de façon répétée à raison de 2 fois/semaine et la durée totale varie en fonction de la sévérité de la commotion cérébrale, bien entendu.

Neurodezign : un suivi personnalisé qui donne des résultats

Chez Neurodezign, nous avons eu l’occasion d’entraîner de cette façon un joueur de football des Alouettes de Montréal. Il s’était reposé comme on le lui avait recommandé, évitant de s’entraîner ou de faire tout effort physique, à son grand désespoir. Bien que ce repos et le passage du temps aient eu un certain impact positif, il présentait des difficultés d’attention et de concentration, des maux de tête et des difficultés émotionnelles depuis qu’il avait subi sa commotion cérébrale quatre mois plus tôt. Ce qui l’inquiétait particulièrement, c’était qu’il ne semblait plus s’améliorer. Alors, une fois l’évaluation réalisée, nous avons pu établir un protocole d’entraînement précis en neurofeeback qui a été ajusté au fur et à mesure que les ÉEGq subséquents nous montraient comment son cerveau évoluait. Après une quarantaine de séances d’entraînement, il a été en mesure de reprendre l’entraînement et de faire un retour au jeu. Ses symptômes s’étaient résorbés et ne sont pas réapparus depuis.

Outre l’ÉEGq et le neurofeedback, d’autres outils de mesure objectifs et d’entraînement sont appelés à se développer pour venir en aide aux athlètes victimes de commotions cérébrales. En ce sens, le Dr Jocelyn Faubert de l’Université de Montréal est en train de mettre sur pied un outil de mesure appelé le NeuroMinder C3 qui permettra d’évaluer objectivement l’état de santé neurologique d’un athlète. Compte tenu de l’ampleur du problème dans le sport amateur et professionnel, parions que de nombreux outils verront le jour dans les prochaines années!

Par Neurodezign




Neurofeedback | Sport et santé

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