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2018-04-05  |  

Nouveaux médicaments : les malades attendent inutilement 15 mois de trop

Revue de presse pharmaceutique

Les obstacles réglementaires entraînent un délai moyen supplémentaire de 15 mois entre le moment où un nouveau médicament est approuvé par Santé Canada et celui où il est remboursé par les assureurs publics.

MONTRÉAL, le 5 avril 2018 /CNW Telbec/ – Et ce processus risque de s’alourdir encore en raison d’une récente réforme, montre une publication lancée aujourd’hui par l’IEDM.

« L’arrivée sur le marché des nouveaux médicaments, indispensables à l’amélioration de notre qualité de vie, est une véritable course à obstacles! Le processus réglementaire multiplie les étapes et, pendant ce temps, les patients attendent pour se faire soigner, même si les médicaments sont approuvés », dit Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM et auteur de la publication.

Par exemple, un médicament pour le cancer du sein, autorisé par Santé Canada en mars 2016, n’a été inscrit sur la liste des médicaments remboursés par la RAMQ qu’en février 2018, soit 23 mois plus tard. « De tels délais sont injustifiables, voire inacceptables! », lance M. Bédard. « Ces retards ont des répercussions sérieuses sur la santé et la vie des patients. »

Le processus risque même de s’allonger puisqu’une nouvelle réforme va dupliquer certaines étapes. En effet, le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés, un organisme fédéral, entend étendre son rôle, ce qui alourdira davantage le fardeau réglementaire.

« Le danger est qu’une telle bureaucratie et réglementation excessive pousseront les compagnies pharmaceutiques à introduire d’abord les nouveaux médicaments sur d’autres marchés, moins contraignants et plus rentables que le Canada, pour pouvoir recouvrer leurs coûts de recherche et assurer le développement des prochaines générations de médicaments », explique Mathieu Bédard.

« Quinze mois, c’est une éternité lorsqu’on est malade. Pour augmenter et accélérer l’accès des Canadiens aux nouveaux médicaments, le Canadadevrait s’inspirer par exemple de l’Allemagne et autoriser le remboursement des médicaments dès leur approbation par Santé Canada, et avoir recours à des prix qui résultent de l’offre et de la demande. C’est une question de bon sens et de respect des patients », ajoute Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

La publication intitulée « La course à obstacles des nouveaux médicaments » est signée par Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM. Cette publication est disponible sur notre site.

* * *

L’IEDM est un organisme de recherche et d’éducation indépendant, non partisan et sans but lucratif. Par ses études et ses conférences, l’IEDM alimente les débats sur les politiques publiques au Québec et partout au Canada en proposant des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché.

SOURCE Institut économique de Montréal




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