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2013-11-14  |  

Novembre : mois du diabète

mois du diabète

Contrairement à plusieurs pathologies, le diabète est une maladie qui n’est pas totalement méconnue de la population. Rien de surprenant, me direz-vous, lorsque l’on pense qu’au Québec seulement, on chiffre à 760 000 le nombre de personnes atteintes de cette maladie… et l’on dit même que, de ce nombre, 200 000 personnes seraient diabétiques sans le savoir.

Pour souligner l’importance de cette dite épidémie, novembre a été nommé mois du diabète. Amélie Roy-Fleming, nutritionniste et éducatrice agréée en diabète à Diabète Québec, nous rappelle l’importance de sensibiliser la population à cette pathologie en croissance fulgurante à l’échelle mondiale.

Différents types de diabète?

Il existe une différence notable entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Le diabète de type 1 est une forme de la maladie qu’il est actuellement impossible de prévenir. Elle se manifeste communément dès l’enfance ou chez les jeunes adultes. Ce type de diabète se caractérise par l’absence totale de la production d’insuline. Pour sa part, le diabète de type 2 résulte, entre autres, d’un phénomène de résistance à l’insuline. Cette forme de diabète est davantage possible à prévenir et donc à éviter, notamment par l’acquisition de meilleures habitudes de vie. La majorité des personnes développe ce type de diabète plus tard dans la vie, soit après 40 ans. Enfin, il y a également ce que l’on appelle le diabète de grossesse. Au courant de leur période de gestation, certaines femmes développeront ce type de diabète associé à certaines hormones produites par le placenta. Bonne nouvelle : dans 90 % des cas, le diabète de grossesse disparaîtra après l’accouchement.

Le diabète, un fléau mondial?

Il ne fait pas de doute, le diabète est considéré comme une véritable épidémie à l’échelle mondiale. Fait curieux : cette maladie prend de l’expansion dans tous les pays du monde, et non plus seulement dans les pays industrialisés, ce qui inquiètent les autorités en santé. D’ailleurs, L’Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue à 366 millions le nombre de diabétiques dans le monde en 2030 et de ce nombre, près de 40 millions seulement en Amérique du Nord et en Amérique centrale.

Peut-on freiner cette tendance?

Pour Amélie Roy-Fleming, il est possible, certes, de contrôler cette épidémie de diabète, notamment en misant sur la prévention : « Il est clair que certains facteurs de risques sont plus ou moins négociables, lorsque l’on pense à la génétique, au fait que certains groupes ethniques tels les peuples autochtones et les Latino-Américains par exemple sont plus enclins à développer la maladie. Toutefois, nous pouvons définitivement agir sur un mode de vie plus sain, c’est-à-dire une meilleure alimentation, de l’activité physique régulière, ainsi qu’une gestion du stress efficace. Vous savez, c’est impressionnant ce que les habitudes de vie peuvent faire sur la prévention du diabète. »

14 novembre : journée mondiale du diabète

Le 14 novembre représente la date de naissance de l’inventeur de l’insuline, monsieur Frédérick Banting. Cette journée mondiale, organisée par la Fédération internationale du Diabète (FID) a bel et bien son importance puisque comme nous le rappelle Amélie Roy-Fleming : c’est une occasion en soi de sensibiliser davantage la population aux risques encourus de développer le diabète. D’ailleurs, pour une cinquième année consécutive, le thème de la campagne se traduit par « l’éducation et la prévention du diabète ».

Une mission appuyée par Diabète Québec

Diabète Québec, organisme à but non lucratif et membre de la Fédération internationale du diabète, poursuit également cette mission quant à la sensibilisation et la prévention du diabète. Parmi ses mandats prioritaires, l’organisme propose une ligne téléphonique cinq jours par semaine, instaurée pour répondre aux interrogations des personnes diabétiques et des professionnels de la santé et, ainsi, être en mesure de les orienter. Diabète Québec développe aussi des outils éducatifs tels que des dépliants, des capsules vidéo, etc. D’ailleurs, l’organisme vient de lancer un site internet traitant spécifiquement de la prévention du diabète auprès des jeunes adultes entre 25 et 40 ans. Le but ici est donc d’envoyer un signal d’alarme à une population qui pourrait être considérée à risque. Enfin, l’organisme a aussi développé récemment des applications mobiles destinées aux personnes diabétiques. Ainsi, le Guide resto, le Guide voyage et l’application En forme chez soi s’avèrent des outils technologiques pouvant être d’une aide précieuse pour une clientèle diabétique.

De nombreuses activités sont organisées par Diabète Québec dans le cadre du mois du diabète. Parmi celles-ci, on offre le dépistage du diabète chez des partenaires en entreprises, on fait la promotion de cet évènement sur les réseaux sociaux et un congrès annuel pour les professionnels de la santé a également lieu au courant du mois de novembre.

Un traitement curatif?

Pour l’instant, s’il est possible de bien vivre avec la maladie, il n’est toutefois pas possible de la guérir. Mais, comme le souligne Amélie Roy-Fleming, l’avenir est prometteur : « Plusieurs recherches sont actuellement en cours, mais malheureusement, aucune technique médicale n’est encore au point. Pourtant, il faut y croire, il y a de l’espoir. ». 

Noémie Desbois Mackenzie
Bachelière en communication et rédactrice pour le PharmaBlogue

***

Sources 
– Entrevue téléphonique réalisée avec madame Amélie Roy-Fleming, nutritionniste et éducatrice agréée à Diabète Québec en date du 8 novembre 2013
– Diabète Québec, [En ligne], 2013, http://www.diabete.qc.ca/ (Page consultée le 6 novembre 2013).




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