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2012-08-28  |  

Pharmacien, la panacée

Être pharmacien

 

Dès notre naissance, nous entreprenons une quête éternelle pour comprendre nos actions et ce qui les motive, une quête pour trouver notre identité propre. Mes dernières années passées auprès de mentors et de collègues de classe m’ont changé et m’ont amené à une réflexion sur ma personne. Je cherche à me définir, à travers mon passé, pour me permettre de dessiner mon futur. Je ne puis guère dire que je suis philosophe, sondeur de l’âme. Qui suis-je? Je suis pharmacien.

Une recherche rapide sur l’Internet nous permet de  définir le pharmacien  comme un professionnel qualifié dans la préparation et la dispensation des médicaments. Est-ce bien moi? Est-ce bien ce à quoi j’aspire en tant que futur professionnel? Je considère cette vision comme étant limitée. Elle n’a pas évolué pour refléter la réalité. L’époque des épiciers et des apothicaires, pionniers certes, s’est transformée graduellement pour laisser place à l’œuvre de milliers de femmes et d’hommes qui aspirent à mieux. Je ne puis permettre à d’autres que moi-même de décider ce que je deviendrai. Pour quelle raison? Parce que je suis pharmacien.

Je prodiguerai des soins pharmaceutiques. Ma soif de connaissances pour le domaine du médicament ne s’arrêtera pas avec les notions vues dans les cours universitaires. Elle s’étendra à plus que la formation continue obligatoire et à plus que ce que les représentants pharmaceutiques choisiront de m’apprendre. Non, tout cela ne sera pas le point culminant de mes acquis. En fait, cette soif demeurera insatiable. Mon besoin de savoir est infini et il me tiendra en tout temps à l’affût des nouveautés médicales, me permettant ainsi d’améliorer pour le mieux la santé de mes patients. Qui suis-je? Je suis pharmacien.

Ma pratique se fera selon un code moral, je serai éthique. Je règlerai les conflits de manière professionnelle en gardant le contrôle de mes émotions. En aucun cas, je ne placerai mes intérêts devant ceux d’une personne que je traiterai, jamais les avoirs monétaires ne seront une finalité de ma profession. La pharmacie transcende mon être. Mon bagage chèrement acquis sera partagé avec les professionnels de la santé que je côtoierai, mon expertise sera récompensée à sa juste valeur. La pharmacie est un univers en pleine évolution, je ferai le nécessaire pour rester essentiel à la société. Je surpasse tout ordinateur qui tenterait de me remplacer, la complexité de la tâche intellectuelle que j’effectue ne se duplique guère.

Dans les centres hospitaliers ainsi que dans les communautés, je ferai ma place. Je considère avoir un rôle tout aussi important que celui de mes collègues des autres professions. De cette façon, je me ferai respecter et je deviendrai un élément indispensable à mon travail. Je suis convaincu de l’impact positif que j’ai sur tous ceux que je côtoie et c’est pour cela que je fonce dans tous les projets qui me tiennent à cœur. Pourquoi? Parce que je suis pharmacien.

J’ai une fierté que je laisse transparaître en tout temps,  et non seulement lorsque je suis en service. Je sais que ma profession n’est pas qu’un travail, mais bien une façon d’être. J’ai le goût de partager ma passion avec tout le monde. Ma famille et mes amis savent qui je suis et ils m’encouragent à chacune des étapes de ma vie. Je fais taire les préjugés à notre endroit pour ceux qui croient que, derrière un comptoir, nous sommes des «compteurs de pilules». Je détiens un éventail de connaissances scientifiques valant son pesant d’or et pouvant être mis à la contribution de la collectivité. Qui suis-je? Je suis pharmacien.

La motivation qui nous pousse à combler notre besoin d’accomplissement doit être déterminée par nous-mêmes et elle doit venir de nos tripes. Pour ce faire, il faut retirer une satisfaction et un plaisir renouvelé de nos actes pharmaceutiques, puis alors tout deviendra simple. Le travail le plus facile est celui qui ne nous semble pas en être un. Seulement alors peut-on s’élever à la prochaine étape. Lorsque j’arbore fièrement ma blouse blanche, je m’amuse et je vis sans contraintes. Les actions altruistes posées sont autosuffisantes, je n’ai entrepris aucune quête de la récompense. À ce moment, je ne porte plus qu’un titre. Je suis plus qu’un pharmacien, je suis un professionnel de la santé.

Vous savez maintenant qui je suis. Je suis aussi un patient, ce que je me remémore à chaque acte posé. Loin de moi la prétention de croire que ce que je vous ai décrit est un idéal à atteindre pour tous. Certains seront tentés de dire que cette vision est celle d’un idéaliste étudiant qui rêve trop grand, et qu’après quelques années de pratique, cet engouement s’estompera. Je n’appréhende pas ce jour, je ne compte pas devenir blasé de cette merveilleuse profession. Je préfère avoir un but ambitieux qui me force à m’améliorer. J’espère qu’en lisant ceci, vous pourrez faire une introspection pour connaître votre identité, vos motivations et vos aspirations. Nous ne pouvons pas aider autrui avant d’être en mesure de nous aider personnellement. Je vous retourne à présent la question. Qui êtes-vous?

 

Je serai celui que je voudrai être.

 




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