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2018-05-03  |  

Prévenir le zona pour prévenir les tracas!

Qu’on le veuille ou non, en prenant de l’âge, différents petits bobos décident de faire surface. Parmi ceux-ci, le zona ne donne pas sa place. Bien qu’il puisse toucher des gens de n’importe quel âge, on remarque que la proportion des victimes est d’une plus grande importance chez les gens d’expérience. Comme les conséquences d’un zona peuvent être très dérangeantes, vaut mieux savoir le prévenir que le guérir.

QU’EST CE QUE LE ZONA?

Vous avez peut-être entendu parler qu’il y avait un lien entre le zona et varicelle. Eh bien, c’est vrai! Le même virus est en cause dans ces deux problèmes de santé, et il se nomme herpes-zoster. La première fois que vous contractez le virus, il vous cause la varicelle. Bien que vos symptômes de varicelle soient passagers, le virus, lui, reste et élit

domicile dans votre organisme. Il s’installe confortablement en mode hibernation, il se couche et dort dans vos cellules nerveuses sans vous demander la permission. S’il reste à jamais endormi, le zona ne vous causera pas de souci. Par contre, si votre système immunitaire s’affaiblit, le virus peut alors se réveiller. Lors de son réveil, ce même virus qui vous a autrefois causé la varicelle revient de plus belle et vous cause un zona. L’incidence du zona augmente avec l’âge, et le risque de complications prolongées également.

SYMPTÔMES

Le zona cause des douleurs que l’on nomme neuropathiques. Ces douleurs, contrairement à une douleur mécanique ressentie lorsqu’on se pince, par exemple, s’expriment plutôt par des sensations diverses : coups de couteaux, sensations de brûlures, de picotements ou de chocs électriques. Quelques heures plus tard, la réaction se rend à la peau et il y a apparition de rougeurs et de cloques (bulles de liquide). Les lésions se retrouvent souvent d’un seul côté du corps et suivent le trajet des nerfs. Bien que n’importe quelle partie du corps puisse être touchée, le tronc et le visage sont  souvent des cibles par excellence pour le virus.

MODE DE CONTAGION

Puisque c’est le même virus qui est responsable de causer et la varicelle et le zona, il peut alors devenir difficile de départager à quel risque une personne s’expose lorsqu’elle est en contact avec une personne présentant l’un ou l’autre de ces problèmes. En fait, lors d’un épisode de varicelle ou de zona, les petites vésicules présentes sur la peau contiennent un liquide. Ce liquide contient le fameux virus Herpes-zoster et est donc très contagieux. Si une personne entre en contact avec ce liquide pour la première fois, elle risque de développer la varicelle. Si la personne a par contre déjà eu la varicelle, elle porte déjà le virus en elle sous forme endormie.

CONSÉQUENCES

La principale conséquence du zona est la douleur post-zostarienne, c’est-à-dire la douleur résiduelle suite à l’épisode ponctuel. L’intensité et la durée varient chez chacun. Les sensations ressenties (brûlures, élancements, etc.) peuvent durer quelques jours pour certains, et toute la vie pour d’autres. Cette douleur peut être très handicapante et peut entraîner des symptômes dépressifs, de l’anxiété ou des troubles du sommeil. Pas très sympa, le zona.

PRÉVENTION

Si vous avez déjà eu la varicelle, un vaccin est disponible pour prévenir le zona. Il permet de diminuer de beaucoup vos chances de le développer et permet d’en limiter les conséquences qui y sont liées. Donc, non, il ne garantit pas de diminuer de 100% vos chances de vivre un zona, mais si vous en êtes victime, il risque d’être d’une intensité plus tolérable. Ce vaccin est indiqué chez les personnes de 50 ans et plus.

PLACE AUX STATISTIQUES

  • On estime qu’un Canadien sur trois sera atteint d’un zona dans sa vie.
  • Suite à un zona, 20% des patients peuvent continuer de souffrir de douleurs chroniques dues aux lésions causées par le virus sur le système nerveux.
  • Le zona peut affecter les yeux dans 10-25 % des cas. Par la suite, plus de la moitié des patients peuvent développer une maladie oculaire récurrente et/ou une perte de vision.
  • Des études ont démontré que le vaccin contre le zona a permis de diminuer de 51% l’incidence de zona chez les patients de 60 ans et plus.
  • Chez les patients vaccinés ayant tout de même développé un zona, il y a eu une diminution de 73% sur l’incidence de la douleur intense et persistante associée au zona chez les patients de 60 ans et plus.

CONCLUSIONS

Comme les chiffres l’indiquent, le zona fait plusieurs victimes qui sont ensuite aux prises avec tout un combat. La vaccination peut vous apporter une certaine tranquillité d’esprit. Notre infirmière peut vous rencontrer, évaluer votre situation, vous prescrire et vous administrer le vaccin, si elle le juge préférable selon votre situation. Nul besoin de consultation médicale, une simple visite à notre pharmacie suffit. Contactez les membres du laboratoire pour plus d’informations!

Laurence Juteau,  Pharmacienne

« Dubeau et Larivière, pharmaciens »

www.facebook.com/pharmacierosemont/

http://www.pharmacierosemont.com/




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