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2016-10-11  |  

Surveillance et gestion des erreurs médicamenteuses

erreurs médicamenteuses

Les erreurs médicamenteuses et réactions indésirables ont suivi de près l’arrivée de la médecine moderne. Aujourd’hui, il est nécessaire de connaître l’étendue du problème et d’en connaître les causes.

Quels moyens votre laboratoire utilise-t-il pour réduire le plus possible l’éventualité d’erreurs médicamenteuses? Comment et quand informe-t-on notre patient qu’il y a eu erreur dans sa médication?

Définition du problème

Une erreur médicamenteuse est un événement évitable au cours duquel une dose de médicament reçue par le patient diffère de ce qui avait été prescrit ou ne correspond pas à la politique et aux procédures de l’hôpital. Outre le gaspillage de ressources, ce type d’erreur peut entraîner des échecs thérapeutiques et des réactions indésirables. On a estimé qu’aux États-Unis, les erreurs médicamenteuses provoquaient environ 7000 décès par année. On ignore le coût réel de ces incidents, mais on sait que les frais engendrés par les réactions médicamenteuses indésirables (incluant les incidents médicamenteux, les réactions indésirables, les interactions, etc.) s’élèvent à 300 millions de dollars par an au Canada, et ce, juste pour la prolongation du séjour à l’hôpital.

Le pharmacien doit donc, de façon régulière, réviser les procédures d’exécution des ordonnances et toutes les étapes de l’organisation des activités reliées aux services pharmaceutiques afin de prévenir ou de corriger les potentielles sources d’erreurs médicamenteuses.

Quelles peuvent-être les causes?

Parmi les différentes causes menant à une erreur médicamenteuse, six sont liées à la remise du médicament au patient. Les voici :

  1. Le manque de communication
  2. Les mauvais procédés de distribution de médicament
  3. Les erreurs de calcul
  4. Les produits et dispositifs médicamenteux
  5. Les problèmes d’administration
  6. Le manque de connaissance chez le patient

Et sept causes surviennent à cause d’une erreur dans les systèmes responsables de la remise des médicaments du fabricant au patient :

  1. Les facteurs psychologique et humain
  2. Les charges et les horaires de travail
  3. Le processus d’exécution des ordonnances
  4. L’environnement
  5. La conception de l’équipement
  6. L’organisation
  7. Le processus de développement de médicaments

Il est possible d’éviter certaines de ces erreurs en faisant contrôler les ordonnances par un pharmacien, un infirmier ou un autre médecin ou prescripteur avant d’administrer les médicaments. Si une erreur est identifiée, elle doit être documentée et le prescripteur ou l’infirmier ayant administré le médicament doit en être informé.

Prévenir et régenter les erreurs médicamenteuses

L’objectif de tout processus de distribution de médicaments est l’atteinte des « 5 B » : le BON MÉDICAMENT, administré à la BONNE PERSONNE, au BON MOMENT, à la BONNE POSOLOGIE et de la BONNE FAÇON.

Lorsqu’une erreur survient, il est important de bien réagir. Le pharmacien doit, le plus tôt possible, informer son patient de toute erreur qu’il a commise.

En établissement de santé, la loi modifiant la loi sur les services de santé et les services sociaux prévoit qu’un usager a le droit d’être informé, le plus tôt possible, de tout accident survenu au cours de la prestation des soins qu’il a reçus et qui est susceptible d’entraîner des conséquences sur son état de santé ou son bien-être. De plus, toute personne qui exerce ses fonctions dans un établissement ou pour le compte de cet établissement devra obligatoirement déclarer aux autorités de l’établissement tout incident ou accident qu’il a constaté.

Notre priorité : la sécurité du patient

En tant que membre de l’équipe de la pharmacie, les ATP représentent un mécanisme de sécurité très précieux comme barrière de première ligne contre les incidents médicamenteux. Ils peuvent faire cela au mieux en respectant les règles suivantes :

  • Formation adéquate et continue : il est particulièrement important de connaître les médicaments, les doses et les formes posologiques, et cela nécessite un apprentissage constant;
  • Maintien d’un milieu sans distraction : les ATP peuvent contribuer à la réduction des sources de distraction durant les tâches critiques comme l’exécution d’une ordonnance;
  • Processus de vérification organisé : un processus de vérification bien défini et sans défaillance;
  • Sensibilisation aux incidents médicamenteux : les ATP devraient prendre part à la documentation des erreurs évitées de justesse et des incidents réellement survenus. Ils devraient aussi participer au mécanisme d’identification de la cause de l’incident et des moyens d’y remédier.

Vous avez un rôle à jouer dans l’amélioration de la santé et de la sécurité de vos patients, à vous de le prendre au sérieux!

Kathy Bergeron
Enseignante au programme assistante technique en pharmacie

*republication*


Références
Guide pratique OPQ
Coin technipharm




Gestion en pharmacie | Profession : ATP

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