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2020-05-21  |  

Le rôle essentiel de l'Institut de virologie de Wuhan dans la lutte contre la COVID-19

Revue de presse pharmaceutique

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, les chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) de l’Académie chinoise de la science (CAS) ont été en première ligne, prenant une gamme de mesures de R et D pour prévenir et contrôler la pandémie.

BEIJING, 19 mai 2020 /CNW/ – Malgré cela, des rumeurs circulant dans Internet se sont répandues dans le monde entier, alléguant que le nouveau coronavirus serait artificiel et que la pandémie serait attribuable à une fuite provenant d’un laboratoire.

Afin de présenter un survol complet des travaux menés par les chercheurs du WIV pour prévenir et maîtriser la pandémie, et aussi de faire connaître à la population de la planète leur expérience au front, le Science and Technology Daily a réalisé une entrevue exclusive avec Yuan Zhiming, président de la division de Wuhan de la CAS et directeur du laboratoire national de biosécurité de Wuhan, et avec Guan Wuxiang, directeur général adjoint du WIV.

Retour sur les événements depuis le 30 décembre 2019

Science and Technology Daily : Quand le WIV a-t-il commencé les travaux de recherche et de développement sur la COVID-19? Quelle a été la première tâche qui vous a été assignée?

Guan Wuxiang : Les efforts du WIV en la matière ont commencé le 30 décembre 2019. Après avoir reçu des échantillons d’une « pneumonie inconnue » de l’hôpital Jinyintan de Wuhan, nous avons mobilisé nos plus grands experts dans le domaine à des fins de détection et d’identification immédiates de pathogènes, et avons rapidement rapporté leurs constatations aux autorités compétentes.

Science and Technology Daily : Quels travaux de R et D le WIV a-t-il entrepris à l’égard de la prévention et du contrôle de la pandémie depuis le début de l’épidémie de COVID-19? Ces travaux ont-ils progressé?

Guan Wuxiang : Depuis le début de l’épidémie, le WIV a entrepris divers travaux de R et D de façon ordonnée. Les chercheurs ont notamment isolé et identifié le virus, détecté les pathogènes, mis au point des médicaments et des vaccins antiviraux, évalué les titres des anticorps neutralisants dans le plasma des patients en rémission, établi des modèles animaux et étudié les mécanismes pathogènes. Les progrès accomplis sur ces plans ont apporté un soutien scientifique et technologique de première ligne pour prévenir et contrôler la pandémie.

Le WIV a réalisé une série de percées en matière d’isolation et d’identification du virus. Le personnel de l’institut a notamment établi la séquence génomique du virus, isolé la souche virale, identifié celle-ci comme étant un nouveau coronavirus et procédé à la cryopréservation normalisée du virus. Le 11 janvier, le WIV, étant l’un des instituts désignés par la Commission nationale de la santé, a soumis la séquence du virus à l’Organisation mondiale de la Santé.

En ce qui concerne la détection de la COVID-19, le WIV a rapidement mobilisé ses efforts de R et D pour créer des tests visant les acides nucléiques et des technologies de détection sérologique. Les ensembles de tests visant les acides nucléiques pour la COVID-19, conjointement créés par le WIV et Uni-medica, ont actuellement reçu l’approbation d’urgence de la NMPA (National Medical Products Administration). Le WIV a aussi collaboré avec Zhuhai Livzon Diagnostics pour mettre au point un ensemble de tests sérologiques pour la COVID-19, lequel a été approuvé par la NMPA le 14 mars et homologué à des fins médicales. Considéré comme un institut désigné par la ville de Wuhan, le WIV a contribué à la détection de l’agent pathogène de la COVID-19. Plus de 6 500 prélèvements effectués au niveau de la gorge de patients vraisemblablement atteints de la COVID-19 ont été analysés par le WIV depuis le 26 janvier.

Le WIV a aussi travaillé avec le Centre national d’ingénierie de recherche sur les médicaments de prévention et de contrôle d’urgence de l’Institut de médecine militaire, sous l’égide de l’Académie des sciences militaires, pour sélectionner et évaluer des médicaments commercialisés, des médicaments cliniques et des candidats-médicaments. Nous avons constaté que le phosphate de chloroquine et le favipiravir avaient des effets antiviraux plutôt positifs contre le nouveau coronavirus au niveau cellulaire. D’autres médicaments ont été choisis et sont en cours d’évaluation. Entre-temps, le WIV a collaboré avec le CNBG (China National Biotec Group) et Sinopharm (China National Pharmaceutical Group) pour effectuer des recherches et mettre au point un vaccin à virus entier inactivé. Ce vaccin a été approuvé par la NMPA à des fins d’essais cliniques le 12 avril.

Par ailleurs, le WIV et le CNBG ont aussi évalué les titres des anticorps neutralisants dans le plasma des patients en rémission. Nous avons constaté que les titres des anticorps atteignaient 1:640. Après une évaluation plus approfondie, les parties prenantes ont mené des essais cliniques conformément aux procédures applicables.

Pour ce qui est de l’établissement de modèles animaux, le WIV a terminé la modélisation de la COVID-19 sur des singes rhésus. Évalué par des experts mandatés par le ministère de la Science et de la Technologie, le modèle est considéré comme une réussite et peut servir à la recherche sur les mécanismes pathogènes et la propagation de la COVID-19. Il est aussi une plate-forme importante pour la mise à l’essai de vaccins et de médicaments contre le nouveau coronavirus.

Science and Technology Daily : À titre d’institut spécialisé dans l’étude des virus, comment votre expérience de recherche en la matière a-t-elle contribué à lutter contre l’éclosion de COVID-19?

Guan Wuxiang : Le WIV a commencé à construire le laboratoire national de biosécurité de Wuhan en 2003, après l’épidémie de SRAS. L’institut se concentre sur la recherche visant les virus, notamment les virus hautement pathogènes. Nous avons effectué des travaux de base sur toutes sortes de virus et élaboré des technologies de prévention et de contrôle, ce qui a servi de base à la prise en charge des éclosions de nouvelles maladies infectieuses.

L’équipe de recherche de l’institut étudie les coronavirus plus particulièrement depuis plus d’une décennie. Elle utilise des techniques générales d’analyse des acides nucléiques pour les coronavirus, des méthodes couramment employées pour détecter les acides nucléiques et les anticorps des coronavirus apparentés au SRAS, et des méthodes de culture et d’isolation des virus. Tout cela a joué un rôle important pour l’identification des agents pathogènes au début de l’éclosion de COVID-19.

Science and Technology Daily : En se fondant sur les années d’expérience de l’institut en matière de recherche sur les coronavirus, est-il possible de prédire les épisodes collectifs de ce nouveau coronavirus?

Guan Wuxiang : Depuis la poussée épidémique du SRAS en 2003, la Chine a amélioré son système de surveillance des maladies infectieuses et renforcé sa capacité de prévention et de contrôle de ce type de maladies grâce à des projets de soutien spéciaux à la recherche sur les principales maladies infectieuses. Le système actuel mise principalement sur la surveillance des maladies infectieuses et la détection rapide de celles-ci. À l’heure actuelle, il n’est pas possible de prédire de manière active les épisodes collectifs.

Établir des prévisions sur les épidémies et les pandémies est une tâche difficile, et ce, partout dans le monde. Les humains ne sont pas tout à fait conscients du nombre considérable de virus que l’on trouve dans la nature ni de la façon dont ils infectent, se développent et circulent, sans oublier leur pathogenèse. Pour passer du niveau actuel, soit l’émission d’avertissements passifs, à celui de prédiction active, nous avons besoin d’un groupe de chercheurs diligents qui s’affaire à poursuivre la recherche fondamentale et le développement technologique. La surveillance et l’étude à long terme des virus que l’on trouve chez les animaux sauvages sont une tâche importante pour déceler d’éventuelles maladies infectieuses.

Des équipes de recherche et de développement bien organisées

Science and Technology Daily : Actuellement, combien d’équipes du WIV mènent des travaux de recherche scientifique sur la COVID-19? Que font-elles exactement?

Guan Wuxiang : En fonction de l’échelle de l’épidémie et des tâches entreprises, l’institut a réparti au-delà de 120 des plus grands chercheurs provenant de différents sous-domaines en 12 équipes de recherche scientifique. Leur mission consiste essentiellement à réaliser des tests sur des agents pathogènes, à surveiller le virus et à effectuer un examen préalable de médicaments ainsi que d’autres tâches. Par ailleurs, plus de 40 personnes issues de six équipes de soutien sont mises à l’œuvre pour assister à l’exécution des travaux de recherche scientifique. La banque de données nationale sur les ressources virales est responsable de la collecte et de la normalisation des échantillons de COVID-19; le laboratoire de biosécurité de niveau 3 (BSL-3) et celui de niveau 4 (BSL-4) veillent principalement au fonctionnement normal des opérations et à la sécurité des chercheurs. Entre-temps, le centre de test et d’analyse ainsi que le centre de validation animale sont chargés de l’analyse et de la mise à l’essai d’un grand nombre d’instruments, et aussi d’assurer la sécurité des animaux de laboratoire, respectivement.

Science and Technology Daily : À quoi ressemble une journée de travail typique pour les chercheurs?

Guan Wuxiang : Depuis l’éclosion de COVID-19, les chercheurs du WIV sont au premier plan de la lutte contre l’épidémie. Ils se sont dispensés volontairement des vacances printanières et ont dû relever toutes sortes de défis personnels pour se consacrer à l’étude de la COVID-19.

Au laboratoire, les chercheurs observent un quart de travail variant de cinq à six heures au cours duquel ils ne peuvent ni manger, ni boire, ni aller à la toilette. Si l’on tient compte du temps investi à la préparation et au traitement des données, ils travaillent en moyenne 10 à 12 heures par jour. Pour que les instruments soient utilisés efficacement, plusieurs équipes se relaient aux laboratoires BSL-3 situés dans les parcs scientifiques de Xiaohongshan et de Zhengdian. L’équipe responsable du dépistage de l’agent pathogène, qui doit traiter un grand nombre d’échantillons, est répartie en deux groupes qui travaillent à tour de rôle dans les laboratoires BSL-3 et BSL-2.

Bon nombre des jeunes ressources de l’institut se sont portées volontaires pour collaborer au dépistage de l’agent pathogène de la COVID-19 lorsqu’elles ont appris que l’équipe affectée à cette tâche ne disposait pas d’assez de chercheurs.

La contribution et les réussites du laboratoire BSL-4

Science and Technology Daily : Auriez-vous l’amabilité de décrire les découvertes majeures et les progrès accomplis par le personnel du laboratoire BSL-4 sur le plan de l’avancement de la science et de la recherche?

Yuan Zhiming : Le laboratoire BSL-4 est maintenant une filiale du laboratoire national de biosécurité de Wuhan. On compte aussi deux laboratoires BSL-3, un grand nombre de laboratoires BSL-2 affiliés au WIV, plusieurs laboratoires ordinaires, ainsi que des installations et de l’équipement de soutien pour l’expérimentation animale. Les laboratoires et les instituts susmentionnés forment un noyau dédié à la protection de la biosécurité.

Après la réception des échantillons d’un virus alors non identifié et provoquant une pneumonie ainsi que l’isolement de l’agent pathogène du nouveau coronavirus, le laboratoire national de biosécurité de Wuhan a demandé un certain nombre d’accréditations qui lui ont permis plus tard de cultiver des cellules pathogènes de COVID-19 et de les tester sur des rongeurs infectés et des animaux autres que des primates. De plus, le comité de surveillance sur l’éthique en recherche scientifique du laboratoire et son organe de gestion de l’expérimentation animale ont assuré le bien-être des animaux ayant servi aux essais en gérant, en supervisant et en validant toute la démarche avant de donner son approbation.

En conséquence, le laboratoire national de biosécurité de Wuhan a fait des progrès dans plusieurs sphères, dont l’épuration de la prolifération du virus de la COVID-19, l’évaluation des titres des anticorps neutralisants dans le plasma des patients en rémission, l’analyse des effets des désinfectants, l’évaluation d’anticorps et l’établissement de modèles animaux expérimentaux autres que des primates, le développement de vaccins inactivés, et les essais sur la protection des animaux. Jusqu’à maintenant, notre bilan englobe les techniques normalisées de prolifération et d’inactivation de virus, le lancement progressif de nouveaux désinfectants, l’étude de l’inactivation de la COVID-19, la modélisation d’infections à l’aide de singes rhésus et l’évaluation de vaccins inactivés et de candidats-médicaments antiviraux. Le modèle établi pour les animaux a aussi servi de base fondamentale pour l’évaluation d’autres vaccins et candidats-médicaments antiviraux.

De rigoureux protocoles mis en place pour assurer le confinement du virus

Science and Technology Daily : Quelles mesures de prévention et de protection le personnel doit-il prendre au moment d’entrer et de sortir du laboratoire BSL-4, où les contrôles de sécurité biologique sont parmi les plus stricts?

Yuan Zhiming : Toute personne travaillant au laboratoire BSL-4 reçoit une formation théorique et pratique et doit réussir une évaluation des compétences physiques et psychologiques. Même si le candidat réussit ces tests, son superviseur doit d’abord lui accorder l’accès.

Lorsqu’un chercheur se présente à l’entrée du laboratoire, on vérifie les paramètres de base de sa condition physique, comme sa tension artérielle et sa température corporelle, pour assurer qu’ils sont dans les plages appropriées afin d’accéder au laboratoire. Tout au long du processus, seul un chercheur disposant des qualités et des accréditations requises peut déverrouiller la porte menant aux corridors circulaires du laboratoire. À cet endroit, il passe en revue les activités du laboratoire, remplit le formulaire d’entrée et de sortie et avise le centre de surveillance.

Après avoir franchi le premier point d’accès, il pénètre dans le premier vestiaire une fois la deuxième porte déverrouillée. Là, il enfile d’abord une tenue de protection jetable. Il vérifie ensuite le fonctionnement de sa tenue de protection à pression positive avant de la mettre, puis il la relie à un tuyau d’alimentation en air. Au terme de ces procédures, il traverse une chambre de décontamination avec douche avant d’investir la salle principale du laboratoire. Pour garantir la biosécurité, il ne peut y avoir moins de deux personnes dans le laboratoire en même temps qui font des essais. Si une personne cherche à entrer seule dans le laboratoire, l’accès lui est refusé.

Les chercheurs sortent généralement du laboratoire en empruntant la même voie par laquelle ils sont entrés. Avant cela, ils doivent passer par la douche de décontamination à des fins de désinfection chimique et de lavage à l’eau, puis la tenue de protection à pression positive doit être soigneusement désinfectée. Après avoir retiré la tenue de protection intérieure, la personne doit se doucher avant d’enfiler ses propres vêtements. Elle sort du laboratoire et remplit alors le formulaire d’enregistrement des entrées et des sorties du personnel. Son quart de travail au laboratoire se termine à ce moment.

À l’intérieur du laboratoire, tout contact entre un chercheur et le monde extérieur se fait par l’entremise du centre de surveillance. Si une situation anormale survient, le chercheur doit en aviser le centre dans les meilleurs délais. Si des expériences sont en cours, du personnel de soutien muni d’équipement de biosécurité se trouve dans le centre de surveillance afin d’intervenir adéquatement en cas d’urgence, et ce, jusqu’à ce qu’elles se terminent.

Science and Technology Daily : Quelles mesures et technologies spéciales de protection sont implantées au laboratoire BSL-4 pour éviter qu’un virus ne s’en échappe?

Yuan Zhiming : Le centre du laboratoire BSL-4 de Wuhan est entouré de parois en acier inoxydable, formant une « structure à l’intérieur d’une structure ». L’enceinte centrale du laboratoire est suffisante sur le plan de la robustesse et de l’étanchéité pour former un joint statique. Ce dispositif dynamique tire parti d’une technologie de pression négative, assurant que la pression entre les secteurs fonctionnels soit adéquate et précisément réglée. Ainsi, il empêche que de l’air contaminé par des micro-organismes pathogènes infectieux ne gagne les zones à faible probabilité de contamination, puis l’environnement externe.

L’air qui provient du laboratoire passe dans des filtres à haut rendement en deux étapes avant d’être rejeté, ce qui assure l’innocuité des émissions. Les eaux usées sont déversées dans un système d’épuration après avoir fait l’objet d’un traitement thermique à haute température. Tout déchet souillé est soumis à un traitement à haute température et à haute pression dans des étuves à double porte avant d’être retiré de façon sécuritaire, puis expédié à une unité centralisée d’élimination de déchets médicaux ayant les compétences requises pour se débarrasser du matériel. Chaque fois qu’une personne passe par un point d’entrée et de sortie, sa tenue de protection à pression positive est désinfectée au moyen de douches chimiques pour assurer la sécurité des voies de passage. Les mesures techniques de protection ci-dessus permettent d’assurer le confinement des virus à l’intérieur du laboratoire.

En plus de disposer d’installations de haut niveau assurant la sécurité biologique du laboratoire, on compte aussi un système strict permettant la gestion de la sécurité biologique, dont une série de procédures documentées et des modes d’emploi standard visant les programmes de recherche scientifique, le personnel, les animaux de laboratoire, l’élimination des déchets et la prise en charge des matières infectieuses. Tout cela fait en sorte que le laboratoire fonctionne de façon efficace et sécuritaire. Les installations physiques du laboratoire sont vérifiées annuellement par une tierce partie et les activités sont supervisées et évaluées par le Service national chinois d’accréditation d’évaluation de conformité. Des inspections annuelles sont également menées par les autorités compétentes du pays.

Science and Technology Daily : Les travaux de recherche sur le virus de la COVID-19 se poursuivront pendant longtemps. Quels travaux subséquents seront réalisés pour assurer un suivi?

Guan Wuxiang : Les besoins pressants de nature scientifique et technologique en matière de prise en charge rapide et de réponse d’urgence continueront de peser sur le WIV. Son équipe continuera les travaux de recherche scientifique et réalisera des percées en évaluant des agents pathogènes, en mettant au point des vaccins et des médicaments antiviraux, en évaluant les titres des anticorps neutralisants dans le plasma des patients en rémission, et en étudiant des modèles animaux et des mécanismes pathogènes.

En raison de la demande à long terme en matière de prévention et de contrôle des maladies infectieuses, l’institut poursuivra ses activités de recherche fondamentale et de développement de technologies de prévention et de contrôle pour la santé publique et la biosécurité. Il fournira aussi un soutien scientifique et technique et prodiguera des conseils à des fins décisionnelles afin d’assurer la biosécurité.

SOURCE Science and Technology Daily

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