logo Pharmablogue



2019-11-21  |  

L'Hon. Thomas Mulcair et Dre Christiane Laberge font le point avec experts et patients sur l'homéopathie

Revue de presse santé

Des acteurs de la communauté homéopathique, devenus aujourd’hui, nouvellement membres d’un Mouvement professionnel lancé en grande première, soit la Coalition pour l’homéopathie au Québec, ont présenté à Montréal une discussion sur l’homéopathie par le biais d’une table ronde sous le thème « L’homéopathie : reconnaître sa légitimité : un enjeu d’intérêt pour la santé des Québécois ».

MONTRÉAL, le 19 nov. 2019 /CNW Telbec/ – Un panel d’experts cliniques et scientifiques a pris part à cette discussion animée par Dre Christiane Laberge, MD, médecin de famille et chroniqueuse santé, et parrainée par l’Hon. Thomas Mulcair, personnalité politique et ex-président de l’Office des professions du Québec. Les experts ont discuté d’enjeux spécifiques liés à l’homéopathie tout en rétablissant les faits concernant cette thérapeutique controversée. Ils ont également soulevé le débat sur l’importance de reconnaître la légitimité de l’homéopathie dans un contexte d’émergence de plus en plus prononcée de la médecine personnalisée et de la santé intégrative. De plus, un nouveau Mouvement public, le Mouvement Citoyen pour l’homéopathie au Québec (MCHQ), qui vient également de voir le jour, a lancé un appel à l’action à tous les patients québécois utilisant l’homéopathie.

« En tant qu’ancien président de l’Office des professions, je porte toujours une attention particulière à la protection du public. Pour pouvoir faire des choix éclairés, les consommateurs doivent pouvoir avoir accès à de l’information véridique. », affirme Thomas Mulcair, « Concernant l’homéopathie, un rapport frauduleux et présentant plusieurs failles importantes publié en Australie en 2015 a contribué à créer une confusion. Il est temps que l’on examine les deux côtés de la médaille.», souligne-t-il.

« Récemment, l’homéopathie a fait les manchettes, tantôt en France, avec le déremboursmeent des médicaments homéopathiques, tantôt en Allemagne et en Suisse où le remboursement a été maintenu. Cette question de déremboursement ne s’applique pas chez nous. Mais la question de la légitimité de l’homéopathie est certainement intéressante pour les 4,9 millions de Canadiens1 qui utilisent l’homéopathie.», ajoute Dre Christiane Laberge.

La présence d’experts, patients et proches aidants

Des experts de différents domaines étaient présents à la table-ronde : Jean Drouin, MD, professeur clinicien au département de médecine familiale de l’Université LavalChristophe Augé, pharmacien, chargé de cours à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et rédacteur en chef adjoint de Québec-Pharmacie; Paul Labrèche, homéopathe et président du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec. Des citoyennes concernées et engagées telles que Chantal Lévesque, proche aidante, ainsi que deux patientes, Talia Markarian et Alexandra Pilarskiont également livré des témoignages émouvants. Des sommités internationales, soit Alexander Tournier, PhD, co-fondateur et directeur exécutif, et Rachel Roberts, directrice générale, du Homeopathy Research Institute (HRI), Londres, Royaume-Uni ont soulevé des éléments scientifiques concernant la recherche en homéopathie.

Reconnaître la légitimité de l’homéopathie : une question de protection du public

L’homéopathie repose sur 200 ans d’études et d’observations cliniques et est utilisée par 200 millions de patients dans le monde2. Considérant  la montée de plus en plus évidente de la médecine personnalisée et de la santé intégrative, il devient nécessaire de reconnaitre la légitimité de l’homéopathie. Il est essentiel que l’encadrement de la pratique de l’homéopathie se fasse de façon rigoureuse, selon un cadre bien défini. En ce sens, la reconnaissance de la légitimité de l’homéopathie paverait la voie à une formation reconnue et certifiée, comme c’est le cas avec l’acupuncture au Québec par exemple, assurant la protection du patient et des praticiens.

« À travers le monde, nous avons de nombreux exemples de pays qui reconnaissent l’exercice de l’homéopathie par les non-médecins. En Allemagne et en Suisse, par exemple, la pratique de l’homéopathie par des médecins et des non-médecins co-existe et est parfaitement encadrée. Et juste à côté, en Ontario, la profession est aussi règlementée par un ordre professionnel depuis 2015. », explique Paul Labrèche.

« Un encadrement de la pratique de l’homéopathie pourrait ouvrir la porte à ce que les médecins puissent y recourir, en complément à la médecine conventionnelle, dans le but d’offrir un meilleur service à leurs patients. », souligne Dr. Jean Drouin« C’est ce que les patients demandent aujourd’hui et cela cadrerait parfaitement avec une approche de santé intégrative. Depuis des années, je milite pour qu’une formation en santé intégrative soit offerte aux futurs médecins», poursuit-il.

Et la liberté de choix dans tout cela ?

La liberté de choix est un droit fondamental pour tout citoyen. Il en va de même pour les patients et les praticiens de la santé qui souhaitent utiliser l’homéopathie pour se soigner ou soigner autrement.

« En tant que patiente et maman, j’ai le droit de choisir librement les traitements que j’utilise pour moi et pour ma famille. L’accessibilité à mes remèdes et médicaments homéopathiques est essentielle. », affirme Alexandra Pilarski, « Promouvoir l’homéopathie et défendre ma liberté de choix sont les raisons pour lesquelles j’ai co-fondé Homeo Populi, le Mouvement citoyen pour l’homéopathie au Québec. J’invite les Québécois à se joindre au mouvement en suivant notre page Facebook. », poursuit-elle.

En fait, qu’on soit pour ou contre l’homéopathie, la santé du patient et son bien-être demeurent primordiaux et garantir la liberté de choix, fondamentale.

Pour obtenir des informations supplémentaires sur la table ronde ainsi que sur la Coalition pour l’homéopathie au Québec (CPHQ), visitez le site www.cphq.ca.

À propos de la Coalition pour l’homéopathie au Québec
Lancée officiellement le 19 novembre 2019, la Coalition se veut un groupe de pression positif pro-homéopathie, composé d’associations de patients, de praticiens de l’homéopathie et d’industries œuvrant en homéopathie, voué à défendre et promouvoir l’homéopathie au Québec ainsi qu’à préserver et maintenir la liberté de choix des patients, citoyens et praticiens de la santé souhaitant soigner ou se soigner autrement. Pour information, www.cphq.ca.

À noter : Des photos de l’événement seront disponibles le 19 novembre, à compter de 13 h sur www.cphq.ca/medias

1 Behaviours and Attitudes Towards Homeopathic Medicine: A Survey of Canadians – H+K, Canadian Homeopathic Pharmaceutical Association (CHPA) Final report – April 2019FIL R

2 Homeopathy Research Institute, https://www.hri-research.org/resources/essentialevidence/use-of-homeopathy-across-the-world/

SOURCE Coalition pour l’homéopathie au Québec




Actualités | Nouvelles du PharmaBlogue | Revue de presse santé

0 commentaire

Commenter l'article

*Champs obligatoire


+ Populaires + Commentés
pommade du Dr Nweman

[ Allaitement ] La crème « tout usage » du Dr Jack Newman : un traitement miracle ?


téterelle allaitement

La téterelle et l'allaitement : pourquoi, quand et comment?


descente d

Prévenir la descente d’organes à la suite de l’accouchement


La massothérapie

Les secrets de la massothérapie


blanchiment des dents

Le blanchiment des dents : bien plus qu’une procédure esthétique!


La profession d’ATP : en constante évolution!


Article suivant

La résistance aux antibiotiques, un phénomène inquiétant qui peut toucher tout le monde