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2020-10-08  |  

Lilly fait le point sur l'avancement des programmes consacrés aux anticorps neutralisants contre le SRAS-CoV-2

Revue de presse pharmaceutique

Eli Lilly and Company a dévoilé hier des renseignements supplémentaires sur ses programmes consacrés aux anticorps neutralisants ciblant le SRAS-CoV-2 – y compris des données provisoires sur l’utilisation d’un traitement d’association chez des patients ayant récemment reçu un diagnostic d’une forme légère ou modérée de la COVID-19 – et prévoit d’offrir ces traitements à grande échelle.

TORONTO, le 8 oct. 2020 /CNW/ – « Notre programme de développement a connu un rythme d’évolution sans précédent », a déclaré le Dr Doron Sagman, vice-président, R-D et Affaires médicales, Eli Lilly Canada. « Nos équipes de scientifiques hautement qualifiés et dévoués ont réalisé d’importants progrès en très peu de temps. Les données que nous avons pu obtenir nous fournissent des preuves initiales encourageantes selon lesquelles ces agents pourraient être efficaces pour traiter la COVID-19 et disponibles pour un usage médical dans un avenir rapproché. »

Les investisseurs, les représentants des médias et le grand public sont invités à revoir un enregistrement d’une webdiffusion qui a eu lieu hier à midi (HAE), lors de laquelle Lilly a fourni d’autres données et a discuté de ces programmes. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la webdiffusion ici.

Données sur les essais cliniques portant sur le traitement d’association

Des résultats issus d’une récente analyse intermédiaire de l’essai clinique BLAZE-1 ont montré que le traitement associant deux anticorps neutralisants ciblant le SRAS-CoV-2 mis au point par Lilly a permis de réduire la charge virale, les symptômes, ainsi que le nombre de patients qui ont dû être hospitalisés ou qui se sont rendus au service des urgences en raison de la COVID-19. L’essai de phase II à répartition aléatoire, à double insu et contrôlé par placebo visait à évaluer l’utilisation du LY-CoV555 et du LY-CoV016, qui se lie à un épitope différent de la région du spicule du SRAS-CoV-2, dans le traitement de la COVID-19 symptomatique en contexte ambulatoire. Le groupe du volet association était composé de patients ayant récemment reçu un diagnostic d’une forme légère ou modérée de la COVID-19 et auxquels on a administré 2 800 mg de chaque anticorps (n = 112) ou un placebo (n = 156).

Le traitement d’association a considérablement réduit la charge virale au 11e jour (p = 0,011), satisfaisant ainsi au critère d’évaluation principal de l’étude. On a observé chez la plupart des patients, y compris chez ceux qui ont reçu le placebo, une élimination presque complète du virus au jour 11. De plus, le traitement d’association a permis de réduire les concentrations virales plus tôt au cours de l’infection, soit au jour 3 (p = 0,016) et au jour 7 (p < 0,001), lorsque des charges virales plus élevées sont habituellement observées. Le traitement d’association a aussi considérablement réduit la variation moyenne de la charge virale pondérée dans le temps au jour 11 par rapport à la valeur initiale. Une analyse exploratoire a montré que la proportion de patients affichant une charge virale élevée persistante au jour 7 était plus faible (3,0 %) chez ceux recevant le traitement d’association que chez ceux sous placebo (20,8 %), ce qui correspond à une valeur p nominale < 0,0001 sans ajustement pour la multiplicité. Jusqu’à présent, aucune variante résistante présumée n’est apparue en cours de traitement chez les patients recevant le traitement d’association.

Ce dernier a également atteint les paramètres d’évaluation clinique préétablis, y compris la variation moyenne pondérée dans le temps entre le début de l’étude et le jour 11 du score total des symptômes (p = 0,009). Une atténuation des symptômes a été observée dès le troisième jour suivant l’administration de la dose, et l’ampleur et la durée de cette amélioration étaient semblables à celles observées précédemment avec le LY-CoV555 administré seul. Le nombre de patients qui ont dû être hospitalisés ou qui se sont rendus au service des urgences en raison de la COVID-19 était plus faible (0,9 %) chez les patients recevant le traitement d’association que chez ceux recevant le placebo (5,8 %), soit une réduction du risque relatif de 84,5 % (p = 0,049). Cette constatation avait également été faite dans le cas du LY-CoV555 administré seul.

Le traitement d’association a été généralement bien toléré, et aucun effet indésirable grave lié au médicament n’a été signalé. Dans les études portant sur le LY-CoV555 administré en monothérapie, on a observé de façon peu courante des réactions liées à la perfusion ou d’hypersensibilité attribuables aux médicaments et généralement d’intensité légère (deux ont été signalées comme des réactions de perfusion graves; tous les patients se sont rétablis). Les effets indésirables survenant en cours de traitement étaient comparables à ceux observés dans le groupe recevant le placebo, et ce, tant pour le LY-CoV555 administré seul ou en association.

Lilly compte publier les données relatives à la monothérapie et au traitement d’association dans des revues à comité de lecture le plus tôt possible.

Le point sur la fabrication et l’approvisionnement

Pour être en mesure de rendre le traitement rapidement accessible aux patients du monde entier, Lilly a investi dans la fabrication à grande échelle des deux anticorps en question, avant même que des données nous incitent à croire au potentiel de ces agents de devenir une option thérapeutique prometteuse pour lutter contre la COVID-19.

En ce qui a trait à la monothérapie, Lilly se concentre sur le LY-CoV555 à raison de 700 mg, puisque des effets cliniques similaires ont été observés à toutes les doses testées dans le cadre de l’étude BLAZE-1. La Société estime qu’elle pourrait fournir jusqu’à un million de doses du LY-CoV555 à raison de 700 mg en monothérapie au 4e trimestre de 2020, dont 100 000 doses en octobre. En ce qui concerne l’accès au traitement d’association, Lilly prévoit que 50 000 doses seront disponibles au 4e trimestre de 2020. L’approvisionnement en traitement d’association augmentera considérablement à compter du 1er trimestre de 2021, à mesure que nous pourrons compter sur d’autres ressources de fabrication en cours d’année. Rappelons notamment l’entente de collaboration avec Amgen à cet égard annoncée récemment par Lilly (NASDAQ : AMGN). Lilly poursuit également ses efforts en vue d’établir d’autres partenariats pour offrir des anticorps aux pays dont les ressources sont limitées.

Mise à jour sur la réglementation

D’après les données sur le traitement d’association et les résultats déjà divulgués au sujet de l’utilisation du LY-CoV555 en monothérapie, Lilly a fait appel à des organismes de réglementation mondiaux, dont la FDA, au sujet d’une éventuelle demande d’autorisation d’utilisation d’urgence. Lilly a déjà présenté une première demande d’autorisation d’utilisation d’urgence à la FDA pour l’emploi du LY-CoV555 en monothérapie chez des patients à risque accru ayant récemment reçu un diagnostic d’une forme légère ou modérée de la COVID-19. Nous prévoyons de présenter une autre demande d’autorisation d’utilisation d’urgence pour le traitement d’association, en novembre, en attendant de pouvoir procéder au recrutement de participants à des essais cliniques, dès que nous disposerons de données supplémentaires sur l’innocuité et que nous serons en mesure d’assurer un approvisionnement suffisant. Lilly prévoit d’avoir recueilli les données requises pour soumettre une demande d’homologation de produit biologique (Biologics Licensing Application ou BLA) pour son traitement d’association dès le 2e trimestre de 2021. Les discussions avec les organismes de réglementation à l’échelle mondiale, dont Santé Canada, se poursuivent.

Le recrutement de patients pour l’essai clinique BLAZE-1 (NCT04427501) se poursuit. Une cohorte de confirmation de patients à risque plus élevé qui ont récemment reçu un diagnostic d’une forme légère ou modérée de la COVID-19 verra le jour et nous permettra d’évaluer le potentiel du traitement associant deux anticorps à réduire le nombre de patients présentant une charge virale élevée persistante et le taux d’hospitalisations liées à la COVID-19. De plus, Lilly se penche sur des schémas d’association à plus faibles doses et sur d’autres options d’administration dans le cadre d’essais cliniques en cours ou à venir. D’autres essais cliniques en cours comprennent une étude de phase III portant sur le recours au LY-CoV555 en monothérapie pour la prévention de la COVID-19 chez les résidents et le personnel des établissements de soins de longue durée (BLAZE-2, NCT04497987). En outre, l’emploi du LY-CoV555 en monothérapie fait actuellement l’objet d’essais dans le cadre des études ACTIV-2 et ACTIV-3 menées par les National Institutes of Health chez des patients ambulatoires et hospitalisés atteints de la COVID-19. Les résultats issus de ces autres essais en cours ne sont pas encore disponibles. Jusqu’à présent, plus de 850 participants à l’essai ont reçu une dose de LY-CoV555 (administré seul ou conjointement avec le LY-CoV016), ce qui contribue à la collecte de données relatives à l’innocuité visant à appuyer l’utilisation de ce traitement potentiel.

Étude pragmatique sans insu sur la COVID-19 en contexte ambulatoire

Pour obtenir des données supplémentaires sur l’efficacité et l’innocuité, Lilly prévoit de lancer une étude pragmatique sans insu au cours des prochaines semaines, et à laquelle prendront part des patients recevant le traitement en monothérapie ou en association. L’accent sera mis sur la collecte de données relatives aux hospitalisations, aux décès et à l’innocuité.

Dorénavant, LY-CoV555 et LY-CoV016 seront appelés respectivement bamlanivimab et etesevimab.

À propos de l’essai BLAZE-1

BLAZE -1 (NCT04427501) est un essai de phase II à répartition aléatoire, à double insu et contrôlé par placebo visant à évaluer l’efficacité et l’innocuité du LY-CoV555 et du LY-CoV016 dans le traitement de la COVID-19 symptomatique en contexte ambulatoire. Pour être admissibles, les patients devaient présenter des manifestations légères ou modérées de la COVID-19 et avoir obtenu un résultat positif lors du dépistage du SRAS-CoV-2 réalisé à partir d’un échantillon prélevé au plus tard trois jours avant la perfusion du médicament.

Le volet monothérapie de l’essai comportait des patients présentant des manifestations légères ou modérées de la COVID-19 et dont la maladie avait été diagnostiquée récemment, en vue d’étudier trois doses du LY-CoV555 (700 mg, 2 800 mg et 7 000 mg) par rapport au placebo. Le volet association de l’essai comportait quant à lui des patients présentant des manifestations légères ou modérées de la COVID-19 et dont la maladie avait été diagnostiquée récemment, en vue d’étudier l’administration conjointe du LY-CoV555 à raison de 2 800 mg et du LY-CoV016 à raison de 2 800 mg par rapport au placebo. Les patients recevant le placebo ont été distribués dans tous les groupes de traitement des cohortes.

Le paramètre d’évaluation principal des groupes de traitement de l’essai BLAZE-1 était la variation de la charge virale du SRAS-CoV-2 au jour 11 par rapport à la valeur initiale. Les autres paramètres d’évaluation sont notamment le pourcentage de patients qui ont dû être hospitalisés ou qui se sont rendus au service des urgences en raison de la COVID-19 et le nombre de patients qui sont décédés en raison de cette maladie, entre le début de l’étude et le jour 29, ainsi que l’innocuité du médicament.

L’essai se poursuit chez des groupes de traitement supplémentaires. Dans l’ensemble des groupes de traitement, on recrutera environ 800 participants.

À propos du bamlanivimab (LY-CoV555)

Le LY-CoV555 est un anticorps monoclonal (AcM) puissant qui neutralise l’immunoglobuline G de sous-classe 1 (IgG1), ciblant la protéine de spicule du SRAS-CoV-2. Il s’agit d’un anticorps mis au point pour empêcher la protéine virale de se lier aux récepteurs et de pénétrer dans les cellules humaines; il permet ainsi de neutraliser le virus et pourrait, éventuellement, prévenir et traiter la COVID-19. Le LY-CoV555 est issu de la collaboration entre Lilly et AbCellera, visant à mettre au point des traitements par anticorps pour la prévention et le traitement de la COVID-19. Les scientifiques de Lilly ont rapidement mis au point l’anticorps en moins de trois mois après sa découverte par AbCellera et les scientifiques du Vaccine Research Centre du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID). Cet anticorps a été trouvé à partir d’un échantillon de sang prélevé chez un des premiers patients aux États-Unis qui s’est rétabli de la COVID-19.

Lilly a terminé le recrutement dans le cadre de l’étude de phase I menée chez des patients hospitalisés atteints de la COVID-19 (NCT04411628) et a réussi les évaluations initiales de l’innocuité du LY-CoV555 au cours de cette étude; une période de suivi à long terme est en cours. Une étude de phase II menée en contexte ambulatoire auprès de personnes ayant récemment reçu un diagnostic de COVID-19 (BLAZE-1, NCT04427501) est en cours. Lilly a récemment lancé une étude de phase III portant sur la prévention de la COVID-19 chez les résidents et le personnel des établissements de soins de longue durée (BLAZE-2, NCT04497987). En outre, le LY-CoV555 fait actuellement l’objet d’essais dans le cadre des études ACTIV-2 et ACTIV-3 menées par les National Institutes of Health chez des patients ambulatoires et hospitalisés atteints de la COVID-19.

À propos de l’etesevimab (LY-CoV016)

Le LY-CoV016 (aussi connu sous le nom de JS016) est un anticorps monoclonal neutralisant humain recombinant, qui se lie avec une grande affinité et une grande spécificité au domaine de liaison aux récepteurs protéiques de spicule à la surface du SRAS-CoV-2 et peut efficacement inhiber la liaison du virus au récepteur ACE2 à la surface de la cellule hôte. Des mutations ponctuelles ont été introduites dans l’anticorps de type IgG1 humain endogène pour atténuer les fonctions effectrices. Une étude de provocation du SRAS-CoV-2 a été menée chez des macaques de rhésus et a montré que le LY-CoV016 est efficace à la fois pour la prophylaxie et les traitements contre l’infection par le SRAS-CoV-2. Lilly a obtenu une licence pour le LY-CoV016 auprès de Junshi Biosciences après qu’il a été mis au point conjointement par Junshi Biosciences et l’Institute of Microbiology, Chinese Academy of Science (IMCAS). Junshi Biosciences dirige les activités de développement dans la région de la Chine élargie, tandis que Lilly est à la tête du développement ailleurs dans le monde.

Lilly a terminé avec succès une étude de phase I (NCT04441931) ayant porté sur l’administration du LY-CoV016 chez des volontaires américains en bonne santé pour en évaluer l’innocuité, la tolérabilité, la pharmacocinétique et l’immunogénicité. Le LY-CoV016 a été bien toléré et aucun effet indésirable sévère lié aux médicaments n’a été observé à ce jour.

À propos des efforts de Lilly pour lutter contre la COVID-19

Lilly fait appel à toute son expertise scientifique et médicale pour s’attaquer à la pandémie de coronavirus partout dans le monde. On étudie actuellement les médicaments existants de Lilly afin d’évaluer leur potentiel dans le traitement des complications de la COVID-19, et l’entreprise collabore avec des entreprises partenaires dans le but de découvrir de nouveaux anticorps thérapeutiques contre la COVID-19. Lilly fait l’essai d’anticorps, tant en monothérapie qu’en traitements d’association, comme traitements potentiels contre la COVID-19.

À propos de Lilly Canada

Eli Lilly and Company est un chef de file mondial dans le domaine des soins de santé, alliant empathie et recherche dans le but d’offrir une vie meilleure aux citoyens du monde entier. Notre entreprise a été fondée il y a plus d’un siècle par le colonel Eli Lilly, qui était voué à la mise au point de médicaments de grande qualité répondant aux besoins de la population. Aujourd’hui, nous demeurons fidèles à cette mission dans tout ce que nous entreprenons. Les employés de Lilly s’efforcent de créer des médicaments révolutionnaires et d’en faire profiter ceux qui en ont besoin. Ils cherchent également à améliorer la compréhension et la prise en charge des maladies et à contribuer au bien-être de nos communautés grâce à la philanthropie et au bénévolat.

Eli Lilly Canada a été créée en 1938 à la suite d’une collaboration de recherche avec des chercheurs de l’Université de Toronto, laquelle a abouti à la mise au point de la première insuline commercialisable au monde. Notre travail se concentre sur les domaines de l’oncologie, du diabète, de l’auto-immunité, des affections neurodégénératives et de la douleur. Pour en savoir plus au sujet de Lilly Canada, nous vous invitons à consulter notre site Web à l’adresse www.lilly.ca/fr.

Pour connaître notre point de vue sur les questions de soins de santé et d’innovation, suivez-nous sur Twitter @LillyPadCA.

SOURCE Eli Lilly Canada Inc.




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