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2019-05-29  |  

Santé Canada approuve l'emploi d'une association à base de TECENTRIQ® (atézolizumab) pour le traitement de première intention du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) non épidermoïde métastatique

Revue de presse pharmaceutique

Hoffmann-La Roche Limitée (Roche Canada) a annoncé aujourd’hui que Santé Canada a approuvé l’emploi de TECENTRIQ® (atézolizumab) en association avec le bévacizumab, le paclitaxel et le carboplatine pour le traitement de première intention du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) non épidermoïde métastatique chez les patients adultes n’ayant pas d’aberrations génomiques tumorales du gène R-EGF(récepteur du facteur de croissance épidermique) ou ALK (kinase du lymphome anaplasique) et n’ayant jamais reçu de chimiothérapie systémique pour le CPNPC non épidermoïde métastatique.2

MISSISSAUGA, ON, le 29 mai 2019 /CNW/ – Le cancer du poumon est l’un des types de cancers les plus répandus au Canada et il demeure l’une des principales causes de décès par cancer, puisqu’il est souvent diagnostiqué à son stade ultime, qui est le plus agressif.3,4 Environ 80 à 85 % des cas de cancer du poumon recensés au Canada sont des CPNPC.5 On distingue deux grands types de CPNPC : les carcinomes épidermoïdes et les carcinomes non épidermoïdes. Les carcinomes non épidermoïdes, qui englobent les adénocarcinomes et les carcinomes à grandes cellules, représentent environ 55 % des cas de CPNPC.6 Selon les estimations, le taux de survie à cinq ans des patients atteints d’un CPNPC métastatique se situe entre 2 et 13 %.7

« Les agents d’immunothérapie comme TECENTRIQ sont l’une des pierres angulaires du traitement du cancer du poumon et ils jouent un rôle crucial dans la personnalisation des stratégies thérapeutiques proposées à de nombreux patients, explique Dr Mark Vincent, oncologue médical. Les données cliniques confirment que l’utilisation de cette association en première intention peut prolonger la survie de certains patients atteints d’un cancer du poumon. »

L’approbation de cette association est fondée sur les résultats de l’étude de phase III IMpower150, qui a démontré que l’utilisation de TECENTRIQ en association avec le bévacizumab et une chimiothérapie (carboplatine et paclitaxel) a contribué à prolonger significativement la survie des patients, comparativement à celle du bévacizumab et de la chimiothérapie seulement (survie globale [SG] médiane : 19,2 mois vs 14,7 mois; rapport des risques instantanés [RRI] = 0,78; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 0,64-0,96; p = 0,0164) au sein de la population en intention de traiter porteuse d’un génotype sauvage (ITT-GS).8

« Il existe un grand besoin non comblé pour le cancer des poumons. Les Statistiques Canadiennes sur le Cancer indiquent qu’environ la moitié des patients sont diagnostiqués au stade 4, ce qui est un stade avancé », explique Shem Singh, directeur exécutif, Cancer Pulmonaire Canada. Grâce à cette approbation, les Canadiennes et les Canadiens qui vivent avec un CPNPC disposent désormais d’un nouveau traitement de première intention pour lutter contre leur maladie. Il est impératif que nous poursuivions les travaux de recherche sur le cancer du poumon pour améliorer les chances de survie ainsi que la qualité de vie des patients et de leurs familles. »

À propos de l’étude IMpower1509
L’étude IMpower150 est une étude de phase III ouverte, multicentrique et contrôlée avec répartition aléatoire qui vise à évaluer l’efficacité et l’innocuité de TECENTRIQ administré en association avec une chimiothérapie (carboplatine et paclitaxel), avec ou sans le bévacizumab, chez des patients atteints d’un CPNPC non épidermoïde métastatique récidivant ou de stade IV qui n’avaient jamais reçu de chimiothérapie pour le traitement de leur maladie au stade avancé. En tout, 1 202 patients ont été admis à cette étude et répartis aléatoirement (selon un rapport de 1:1:1) pour recevoir :

  • TECENTRIQ en association avec le carboplatine et le paclitaxel (groupe A); 

  • TECENTRIQ et le bévacizumab en association avec le carboplatine et le paclitaxel (groupe B); ou 

  • le bévacizumab en association avec le carboplatine et le paclitaxel (groupe C, ou groupe témoin).

Les critères d’évaluation co-primaires utilisés pour la comparaison des groupes B et C étaient la SG évaluée par l’investigateur et la survie sans progression (SSP) au sein de la sous-population en ITT-GS. Les critères secondaires clés comprenaient la SSP évaluée par l’investigateur, la SG et l’innocuité au sein de la population en ITT.

Le profil d’innocuité du traitement d’association à base de TECENTRIQ concorde avec les profils d’innocuité observés lors des études antérieures.10 Les réactions indésirables qui sont survenues le plus souvent chez les patients qui ont reçu le traitement d’association à base de TECENTRIQ sont les suivantes : nausées (39,2 %), fatigue (33,1 %), diarrhée (32,1 %), anémie (29,3 %), constipation (29,8 %), appétit diminué (28,8 %), arthralgie (26,2 %), neuropathie périphérique (23,7 %), asthénie (20,6 %), toux (19,6 %), vomissements (18,6 %), pyrexie (18,6 %), neutropénie (18,6 %), neuropathie périphérique sensitive (16,5 %), éruption cutanée (16,5 %), diminution du nombre de plaquettes (14,0 %), dyspnée (13,5 %), stomatite (13,0 %), hypomagnésémie (13,0 %), prurit (12,7 %), diminution du nombre de neutrophiles (12,2 %), dorsalgie (12,2 %), hypothyroïdie (11,5 %), douleur musculosquelettique (10,9 %) et neutropénie fébrile (10,2 %).11

À propos de l’association TECENTRIQ et bevacizumab 
L’utilisation de TECENTRIQ en association avec le bévacizumab est étayée par des arguments scientifiques solides. Le schéma associant TECENTRIQ au bévacizumab peut accroître la capacité du système immunitaire à lutter contre un CPNPC avancé n’ayant jamais fait l’objet d’un traitement.12 Outre ses effets antiangiogéniques avérés, le bévacizumab peut rehausser la capacité de TECENTRIQ à rétablir l’immunité anticancéreuse en inhibant l’immunosuppression associée au VEGF (vascular endothelial growth factor; facteur de croissance de l’endothélium vasculaire), en favorisant l’infiltration de la tumeur par les lymphocytes T et en permettant la préparation et l’activation de la réponse des lymphocytes T contre les antigènes tumoraux.13

TECENTRIQ est un anticorps monoclonal conçu pour se lier directement au PD-L1 exprimé à la surface des cellules tumorales et des cellules immunitaires infiltrant la tumeur.14 Cette liaison empêche les interactions entre le PD-L1 et d’autres récepteurs de surface cellulaire qui régulent l’activation ou la suppression des lymphocytes T, un type de globule blanc protégeant l’organisme contre les infections et les maladies, y compris le cancer.15,16

À propos de Roche en immunothérapie
Depuis plus de 50 ans, Roche développe des médicaments dans le but de définir de nouveaux traitements en oncologie. Aujourd’hui, nous nous investissons plus que jamais pour proposer des options thérapeutiques innovantes aidant le système immunitaire des patients à lutter contre le cancer.

En appliquant notre recherche fondamentale sur la caractérisation immunologique des tumeurs dans le cadre du cycle d’immunité anticancéreuse conçu par Roche, nous contribuons à accélérer et à élargir les avantages transformatifs de TECENTRIQ pour un plus grand nombre de personnes vivant avec un cancer. Dans le cadre de notre programme de développement de l’immunothérapie contre le cancer, nous avons adopté une approche globale pour atteindre notre objectif, soit de restaurer l’immunité anticancéreuse pour améliorer les résultats pour les patients.

À propos de Roche dans le cancer du poumon
Le cancer du poumon est l’un des principaux domaines d’intérêt et d’investissement de Roche, et la société est déterminée à développer de nouveaux médicaments, tests et approches susceptibles de venir en aide aux patients atteints de cette maladie. L’objectif de Roche consiste à fournir une option thérapeutique efficace à chaque patient chez qui un cancer du poumon a été diagnostiqué. Le groupe dispose actuellement de quatre médicaments homologués pour traiter certains types de cancer du poumon et de plusieurs autres médicaments en cours de développement destinés à cibler les facteurs génétiques les plus fréquents du cancer du poumon ou à stimuler le système immunitaire pour combattre la maladie.

À propos de Roche
Roche est une pionnière à l’échelle mondiale dans les domaines pharmaceutique et diagnostique, qui est déterminée à faire avancer la science pour améliorer la vie des gens. Regroupant son expertise dans les domaines pharmaceutique et diagnostique sous un même toit, Roche est devenue un leader dans les soins de santé personnalisés – une stratégie visant à offrir le bon traitement à chaque patient de la meilleure façon possible.

Roche est la plus grande compagnie de biotechnologie au monde, offrant une variété de produits qui se distinguent véritablement en oncologie, en immunologie, dans le traitement des maladies infectieuses, en ophtalmologie et dans les troubles du système nerveux central. Roche est également le leader mondial des produits diagnostiques in vitro et du cancer à partir d’échantillons tissulaires, et un chef de file dans la prise en charge du diabète.

Fondée en 1931, Roche Canada se voue à la recherche de meilleures façons de prévenir, de diagnostiquer et de traiter les maladies tout en apportant une contribution durable à la société. L’entreprise compte aujourd’hui plus de 1 200 employés dans l’ensemble du pays au sein de sa division pharmaceutique à Mississauga, en Ontario, et de ses divisions Diagnostics et Soins du diabète à Laval, au Québec.

Roche aspire à améliorer l’accès des patients aux innovations médicales en collaborant avec tous les intervenants concernés. Roche Canada participe activement à la vie des collectivités locales par l’intermédiaire de dons de charité et de partenariats avec des organismes et des établissements de santé qui travaillent de concert pour améliorer la qualité de vie des Canadiens. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter www.RocheCanada.com.

Toutes les marques de commerce mentionnées sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

© Copyright 2019, Hoffmann-La Roche Limitée

RÉFÉRENCES

1 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

2 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

3 Société canadienne du cancer. Statistiques sur le cancer du poumon. Accessible en ligne : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/statistics/?region=on.

4 Cancer pulmonaire Canada. Rapport de 2017 sur les différentes facettes du cancer du poumon. Accessible en ligne :http://www.lungcancercanada.ca/LungCancerCanada/media/Documents/Rapport-Sur-Les-Differentes-Facettes-Du-Cancer-Du-Poumon-Cancer-Pulmonaire-Canada-2017.pdf.

5 Société canadienne du cancer. Tumeurs cancéreuses du poumon. Accessible en ligne : https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/lung-cancer/cancerous-tumours/?region=on.

6 American Cancer Society. What Is Non-Small Cell Lung Cancer? Accessible en ligne : https://www.cancer.org/cancer/non-small-cell-lung-cancer/about/what-is-non-small-cell-lung-cancer.html.

7 Société canadienne du cancer. Statistiques de survie pour le cancer du poumon non à petites cellules. Accessible en ligne : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/lung/prognosis-and-survival/non-small-cell-lung-cancer-survival-statistics/?region=on.

Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

9 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

10 Socinski MA, et al. Atezolizumab for First-Line Treatment of Metastatic Nonsquamous NSCLC. The New England Journal of Medicine 2018;378:2288-301. Accessible en. ligne : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1716948.

11 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

12 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

13 Socinski MA, et al. Atezolizumab for First-Line Treatment of Metastatic Nonsquamous NSCLC. The New England Journal of Medicine 2018;378:2288-301. Accessible en. ligne : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1716948.

14 Monographie de TECENTRIQ (atézolizumab). Hoffmann-La Roche Limitée. 24 mai 2019.

15 National Cancer Institute. T-Lymphocytes.

16 Jin HT, et al. Role of PD-1 in regulating T-cell immunity. Current Topics in Microbiology and Immunology 2011;350:17-37.

SOURCE Hoffmann-La Roche Limited (Roche Canada)




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