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2020-10-15  |  

Un nouveau sondage sur le Régime de consommation de cannabis à des fins médicales révèle des failles qui amènent les patients à s'automédicamenter sans le soutien d'un professionnel de la santé

Revue de presse pharmaceutique

Cannabis médical Canada (CMC) dévoile aujourd’hui les résultats de son premier Sondage chez les patients de cannabis médical (SPCM) qui révèle des failles dans le Régime de consommation de cannabis médical amenant les patients à se tourner vers les marchés non réglementé et récréatif sans bénéficier du soutien d’un professionnel de la santé.

TORONTO, le 15 oct. 2020 /CNW/ – Au Canada, l’accès au cannabis est légal à des fins récréatives ou médicales si le patient détient un document médical semblable à une ordonnance et fournie par un professionnel de la santé. Cependant, le sondage révèle que seulement une personne sur trois (37 %) consommant du cannabis à des fins médicales détient un tel document. Cette situation est préoccupante puisque le sondage montre que les patients qui n’ont pas de document médical bénéficient beaucoup moins du soutien des professionnels de la santé et ont plus recours au marché non réglementé.

Le SPCM montre que 74% des personnes ayant un document médical consultent un professionnel de la santé ou un pharmacien pour des conseils sur leur consommation de cannabis à des fins médicales, comparativement à seulement 24% de ceux qui n’ont jamais obtenu de document médical, ce qui signifie que la plupart de ces derniers s’automédicamentent sans supervision d’un spécialiste.

« Les Canadiens doivent absolument pouvoir bénéficier du soutien d’un professionnel de la santé afin d’assurer leur propre sécurité de même que l’efficacité de leur traitement. Malheureusement, il existe peu de ressources pour les inciter à obtenir un document médical ou à avoir recours aux canaux officiels, menant à une situation où plusieurs patients sont laissés à eux-mêmes », affirme Max Monahan-Ellison, membre du conseil de Cannabis médical Canada et chargé de projet pour le SPCM.

La majorité des patients qui n’ont jamais eu de document médical consultent plutôt leurs amis, leur famille, les sites web et les détaillants dans les magasins de cannabis récréatif pour obtenir des conseils médicaux. Seule une petite proportion d’entre eux ont discuté avec un professionnel de la santé de possibles interactions médicamenteuses entre le cannabis et d’autres médicaments.

La plupart des patients (83 %) disent avoir éprouvé un sentiment de stigmatisation de la part des professionnels de la santé relativement à la consommation de cannabis à des fins médicales et 57 % indiquent avoir eu de la difficulté à trouver un professionnel de la santé pour obtenir un document médical. De plus, 60 % affirment devoir s’approvisionner sur le marché non réglementé parce que le marché réglementé leur pose trop d’obstacles, que ce soit en matière de coûts ou de difficulté d’obtenir un document médical ou de cheminer dans le système.

Le coût constitue pour les patients le principal obstacle et la principale raison pour laquelle ils délaissent le réseau de cannabis médical et se tournent vers d’autres ressources. Au cours de la dernière année, la plupart des patients disent avoir eu recours au marché récréatif, 24 % s’étant approvisionnés sur le marché du cannabis médical auprès d’un détaillant non réglementé et 33 % auprès d’une source informelle comme un ami, un membre de la famille, une connaissance ou un vendeur de rue. Ces deux sources non réglementées sont vues comme plus abordables que le marché officiel du cannabis médical.

Ces obstacles peuvent avoir des conséquences négatives sur les patients. Si 1 patient sur 4 affirme qu’un recours accru au cannabis médical a réduit sa consommation d’opioïdes antidouleur, 36 % de ces patients notent que des entraves à l’accès au cannabis médical les amenaient à augmenter leur consommation de ces médicaments à nouveau.

« Alors que la Loi sur le cannabis doit faire l’objet d’une révision en 2021, l’industrie du cannabis, les organismes sans but lucratif et les instances réglementaires doivent collaborer afin de s’assurer que les patients aient accès à leur traitement et au soutien des professionnels de la santé », souligne Max Monahan-Ellison.

Deux éléments clés doivent être ciblés:

  • Augmenter le nombre de points d’accès par la distribution en pharmacie en plus de la livraison par courrier déjà en vigueur. 
    • Environ 90 % des participants au sondage souhaitent que les pharmaciens soient autorisés à émettre des documents médicaux, vendre du cannabis et conseiller les patients sur l’utilisation et les risques associés à la consommation, et 1 répondant sur 3 affirme que le fait de bénéficier de tels conseils les inciterait à consulter un professionnel de la santé.
  • Améliorer l’abordabilité, en mettant l’accent sur l’élimination de la taxe d’accise, la TPS, la TVH et la taxe provinciale s’il y a lieu et sur l’expansion de la couverture des prestations. 
    • Plus de 90 % des patients sont en faveur de l’élimination des taxes sur le cannabis médical, tandis que près de 60 % d’entre eux disent que cela réduirait le coût de leur traitement et environ le quart des patients disent qu’ils réduiraient ainsi leur recours au marché non réglementé.

Cannabis médical Canada remercie Spectrum Therapeutics, la division médicale de la Société Canopy Growth Corporation qui a permis la réalisation de ce projet grâce à un don sans restriction à Cannabis médical Canada.

« En tant qu’organisme dirigé par des bénévoles, ce type de soutien à travers des subventions sans restriction est essentiel afin de nous soutenir dans notre exécution de projets qui nous permettront de défendre et soutenir les patients davantage », a soutenu Gerald Major, président du conseil de CMC. « Nous voulons également remercier les patients bénévoles qui ont contribué par leurs conseils et commentaires à l’élaboration du sondage ».

Pour télécharger les résultats du sondage, visitez Patientaccess.ca/survey.

À propos du Sondage chez les patients de cannabis médical (SPCM)

Ce sondage a été effectué auprès de 1 000 patients de cannabis médical du 28 juillet au 1er août 2020. Un échantillon aléatoire de répondants a été sélectionné parmi un ensemble de panels de la plateforme d’échange Lucid et invité à compléter le sondage.

Ces derniers consistent généralement en panels d’étude avec confirmation d’adhésion qui ont été intégrés afin de gérer la possibilité de biais dans les données provenant d’une seule source. La marge d’erreur d’un échantillonnage aléatoire de la même taille pour une enquête probabiliste semblable est de +/- 3,08 %, 19 fois sur 20.

Les données ont été pondérées selon les données du recensement afin d’assurer que l’échantillon correspondait à la population de patients de cannabis médical selon l’âge, le genre, la région et la possession d’un document médical.

La seconde population était constituée de 1 785 membres du réseau Cannabis médical Canada. Cet échantillon n’est pas inclus dans les présents résultats.

Pour plus de renseignements sur les échantillons et sur les résultats du sondage, visitez patientaccess.ca/survey.

À propos de CMC

Cannabis médical Canada (CMC) est un organisme à but non lucratif national soutenant les droits des patients et qui a pour mission d’améliorer les conditions de tous les patients de cannabis médical ainsi que d’assurer qu’ils aient un accès au traitement sécuritaire, équitable et soutenu par les professionnels de la santé. CMC a été fondé en 2014 et représente plus de 16 000 patients, alliés et acteurs concernés dans son réseau. Pour plus de renseignements, visitez PatientAccess.ca.

SOURCE Cannabis médical Canada (CMC)




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